GEN - ALEXANDRE TAGLIANI

Crédit : MARTIN ALARIE / JOURNAL DE MONT

Course Automobile

Karting: «Le futur du divertissement»

Publié | Mis à jour

À l’âge de dix ans, Alexandre Tagliani s’est fait offrir un petit go-kart par son grand-père lors d’un voyage en Italie. Ces premiers tours de roue marqueront le début d’un parcours fructueux en course automobile.

Si le mot retraite n’est pas dans le vocabulaire du vétéran pilote québécois, il prépare néanmoins son après-carrière.

Mardi, il procédera, en compagnie de ses partenaires d’affaires, à l’inauguration d’un nouveau complexe dont l’activité principale sera une piste de karting multiniveaux inédite érigée à Sainte-Thérèse, en banlieue nord de Montréal.

«Le hasard fait bien les choses, avoue-t-il, en entrevue au Journal de Montréal. Quand je suis descendu de l’avion en Italie, mon grand-père m’a emmené directement à l’atelier de l’entreprise kali-kart, qui deviendrait plus tard CRG.»

Or, CRG, c’est la marque de karts électriques, à zéro émission, qui seront mis à la disposition des visiteurs du centre TAG E-karting & Amusement, une

bâtisse construite en bordure de l’autoroute 15.

«Notre relation avec cette compagnie ne date pas d’hier, poursuit-il. Mon père a été associé à kali-kart pendant longtemps quand, en compagnie du journaliste Gilles Bourcier et du carrossier Francis Cardolle, il a créé le championnat de Formule 125 au Québec.»

Le karting et... bien d’autres

Tagliani a tenu à préciser que ce centre n’est pas uniquement consacré à la pratique du karting.

Une foule d’autres activités seront proposées aux visiteurs.

«C’est certain, explique-t-il, que le karting est le centre d’attraction, mais on aura beaucoup plus à offrir. Notre complexe représente le futur du divertissement. Ce sera notamment un endroit festif destiné à la famille, aux collègues de travail, etc. La place idéale notamment pour l’organisation d’événements corporatifs.»

Quilles et lancer de la... hache

À part la piste de karting tout en hauteur et disposant de six tracés différents, le centre comportera, entre autres, une salle de cinéma interactif, une aire de restauration [de la nourriture haut de gamme – tient-il à spécifier], six allées de quilles et une section pour le lancer de la... hache.

Des écrans géants vont aussi permettre aux gens de visionner des événements sportifs comme le Super Bowl, des Grands Prix de Formule 1 ou des tournois de tennis.

«Je prends l’exemple des amateurs de hockey qui, pendant les entractes, pourront faire des tours de piste en karting ou aller jouer aux quilles, déclare

Tagliani. Sans vouloir dénigrer les centres de karting actuel, on veut bonifier l’expérience de nos visiteurs.»

Un investissement de 18 millions

Le centre TAG E-karting & Amusement a exigé un investissement de quelque 18 millions $ grâce à la contribution de gens d’affaires chevronnés.

Tagliani est non seulement l’un des actionnaires, mais aussi l’ambassadeur. C’est un projet que caresse le pilote québécois depuis longtemps.

«Je réalise un rêve, avance-t-il. Et qui sait, ce centre fera peut-être des petits. On a des idées pour ouvrir d’autres complexes du genre ailleurs au Canada. Je suis bien entouré, j’ai une équipe gagnante et des partenaires qui ont réussi dans des domaines différents.

«Le timing est favorable. Nous vivons dans une période où les gens veulent se réinventer. Ils ont besoin de distractions. Ils seront bien servis.»

Une passion intacte pour la course

C’est au circuit de Mosport, situé à une centaine de kilomètres à l’est de Toronto, que nous rencontrés Alexandre Tagliani.

Très fébrile à l’idée de procéder l’inauguration d’un nouveau centre de divertissement identifié à son nom mardi à Sainte-Thérèse, au nord de Montréal, le vétéran pilote québécois se préparait à disputer deux courses de la série NASCAR Pinty’s, samedi et dimanche.

«Le complexe m’occupe beaucoup, raconte-t-il. C’est devenu mon bureau et pratiquement ma maison depuis quelques mois. Mais je suis aussi et encore... un pilote de course.»

Le feu sacré

Et pas question pour celui qui célébrera ses 48 ans en octobre d’accrocher son casque.

Sa récente victoire au Grand Prix de Trois-Rivières a prouvé qu’il était encore l’un des meilleurs de la spécialité.

«J’ai encore le feu sacré, souligne-t-il. Ma passion pour la course est intacte. Un jour, je vais arrêter de courir quand quelque chose dans moi va me faire signe. Mais ce moment n’est pas encore venu.

«Quand je serai blasé, renchérit Tagliani, et quand je n’aurai plus envie de faire les efforts pour me battre en piste ou pour trouver des commanditaires, je rangerai mon casque sur une tablette. Je n’aurai pas besoin de quelqu’un pour me dire d’arrêter.»

Dès que les conditions sanitaires le permettront, il envisage de retourner au sud de la frontière pour disputer quelques courses dans l’une des trois divisions majeures du NASCAR.

«Je suis toujours resté en contact avec des équipes comme Kyle Busch Motorsports, conclut-il. L’aventure est loin d’être terminée.»