Canadiens de Montréal

«Vous allez adorer Dvorak»

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Le directeur général des Coyotes de l’Arizona Bill Armstrong a beau avoir liquidé son équipe dans les derniers mois, il n’allait pas offrir un joueur comme Christian Dvorak au premier arrivé.

Le Canadien de Montréal a mis la main sur le joueur de centre contre un choix de première ronde – le meilleur des deux que possède la formation entre le sien ou celui des Hurricanes de la Caroline après le résultat de la loterie du repêchage de 2022, ou le pire si un de ceux-ci s'avérait dans la sélection du top 10 – en plus d’un choix de deuxième tour en 2024.   

Selon les dires du DG, Dvorak a suscité beaucoup d’intérêt au travers de la Ligue nationale de hockey (LNH), car c’est un joueur de rêve du point de vue d’un entraîneur.

«S’il joue pour vous, vous remarquerez tous les petits détails dans son jeu, a-t-il mentionné, samedi, en visioconférence. Il est capable de marquer devant le filet sur le jeu de puissance, mais c’est aussi la manière dont il se prépare; c’est un vrai professionnel. Il apporte beaucoup d’éléments qu’on ne voit pas nécessairement, mais si vous jouez avec ou si vous le ‘’coachez’’, vous allez l’adorer. Il joue comme un gagnant.»

Cette description rappelle sans doute un joueur du Canadien qui a déménagé à Los Angeles cet été, Phillip Danault. Les similarités ne s’arrêtent d’ailleurs pas là. Le pivot de 25 ans a pris part à 1062 mises en jeu pour les Coyotes la saison dernière, un sommet dans l’équipe, s’en tirant du même coup avec un taux d’efficacité de 52,1 %. Il était aussi l’attaquant le plus utilisé de la formation, avec une moyenne de 18 min 24 s par match.

«Dvorak était une immense pièce pour nous au cercle des mises en jeu, a poursuivi Armstrong. Il joue efficacement dans les deux sens de la patinoire et à une incidence directe juste en gagnant des mises en jeu. Il sera un bon joueur pour le Canadien.»

Top 10 Christian Dvorak -

Processus de négociations   

Les pourparlers entre les deux équipes n’ont pas simplement débuté quand les Hurricanes de la Caroline ont déposé une offre hostile pour Jesperi Kotkaniemi, mais plutôt lors du dernier repêchage.

«Ça va et ça vient et les discussions ont persisté, a révélé Armstrong. Marc Bergevin est un bon négociateur et ce fut un long processus, car les deux équipes devaient y trouver leur compte.»

Quand le Canadien a donc accepté de céder Kotkaniemi à Raleigh en prenant la compensation d’un choix de première et de troisième ronde des Hurricanes, les étoiles se sont alignées pour finalement conclure l’échange. Armstrong a admis que la chance lui a peut-être souri à ce niveau.

«Soyons honnêtes, la chance a un minimum d’impact, a-t-il dit, en riant. Au hockey, pour avoir du succès et pour la conquête d’un championnat, on a parfois besoin d’un bond favorable.»