Boxe

«Elle ne peut pas s’en vouloir» - Éric Lucas

Publié | Mis à jour

Auteure du knock-out qui a finalement coûté la vie à la boxeuse Jeanette Zacarias Zapata, Marie-Pierre Houle n’a pas de raison de s’en vouloir, selon Éric Lucas.

«C’est sûr que c’est quelque chose qui risque de l’affecter, mais elle ne peut pas s’en vouloir, a affirmé l’ancien pugiliste sur les ondes de la chaîne LCN. Je sais qu’elle s’en veut présentement, mais elle a fait son travail. C’était un combat de boxe comme elle en fait plusieurs et ce n’est jamais arrivé. Pourquoi là, c’est arrivé? On ne le sait pas.»  

L’annonce du décès, survenue jeudi soir, a secoué le Québec au grand complet. Et aux yeux de Lucas, la mauvaise réputation de la boxe y est pour quelque chose. Pourtant, des athlètes meurent dans bien des disciplines sportives, et la prise de risque est inhérente à la pratique du sport.

«On ne s’attend jamais à ça. Je sais que la boxe est reconnue comme un sport brutal (...). Des choses comme ça arrivent très rarement, et parce que c’est la boxe, on voit ça plus grave et on se dit que c’est normal que ça arrive, mais les autres sports avec du contact comme le football et le hockey sont aussi dangereux.»

Meilleur encadrement  

L’ancien champion du monde des super moyens de la WBC estime toutefois qu’on pourrait diminuer les risques avec un meilleur encadrement.

«Mon questionnement que j’ai sur la situation, c’est qu’est-ce qui s’est passé depuis sa défaite par knock-out au mois de mai et quelle sorte de knock-out elle a vécu? Est-ce qu’il a eu un bon suivi médicalement? Est-ce qu’elle aurait dû avoir un autre suivi quand elle est arrivée au Québec?» s’est interrogé Lucas.

«Au lieu de 60 jours de suspension, peut-être 90 ou 120 jours et refaire des examens plus approfondis [serait préférable], mais le sport comme tel est là depuis toujours et on ne peut pas mettre la faute juste sur le sport», a-t-il conclu.