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Crédit : Dominick Gravel/Agence QMI

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Les Panthers ont maintenant le respect de la LNH

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SAINT-EUSTACHE - Année après année, les Panthers de la Floride croupissent dans les bas-fonds du classement de la Ligue nationale quant à la moyenne de personnes assistant à leurs matchs, mais sur la glace, les hommes de Joel Quenneville attirent maintenant le respect des autres formations du circuit Bettman.

En ne tenant pas compte des séries éliminatoires de 2020, lors desquelles la formation floridienne s’est inclinée en quatre matchs devant les Islanders de New York au tour qualificatif, les Panthers ont participé à la phase d’après-saison pour une première fois en cinq ans au terme de la campagne 2020-2021.

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En vertu d’une fiche de 37-14-5, bonne pour 79 points et le deuxième rang de la section Centrale, l’équipe a dû affronter le Lightning de Tampa Bay d’entrée de jeu. Elle a éventuellement perdu ce duel de la Floride en six matchs.

«On a rencontré une grosse équipe en première ronde, mais ça aurait pu aller d’un bord comme de l’autre, a mentionné l’attaquant Jonathan Huberdeau, jeudi, à Saint-Eustache. On était là dans la série, on ne s’est pas fait surclasser. C’est sûr que c’est décevant, tu ne veux jamais perdre en première ronde.»

«On est plus respecté en tant qu’équipe, mais peu importe, c’est plus à nous de croire en ce qu’on peut faire. Je crois qu’en tant qu’équipe, on y croit, on est tous sur la même longueur d’onde et on veut aller gagner une coupe Stanley.»

Des nouveaux visages 

Pour la prochaine saison, les Panthers auront un groupe quelque peu différent, même si le noyau de joueurs est demeuré relativement intact. Les attaquants Sam Reinhart et Joe Thornton se grefferont à eux. Le premier est arrivé par voie de transaction avec les Sabres de Buffalo, tandis que le second a choisi de s’installer sous le chaud soleil de la Floride par lui-même, puisqu’il était joueur autonome sans compensation.

C’est d’ailleurs dans l’espoir de gagner une première coupe Stanley en carrière que le vétéran de 42 ans s’est joint à l’équipe. «J’ai regardé la série entre Floride et Tampa Bay cet été, et c’en était une bonne, avait-il mentionné lors de son point de presse suivant sa signature. J’ai adoré leur équipe et ça m’a laissé une bonne impression.»

«Je pense qu’on a jamais eu d’attentes vraiment, de dire en arrivant qu’on allait être une des bonnes équipes dans la ligue. On l’a prouvé l’année passée, on peut faire des surprises, a pour sa part indiqué Huberdeau. Cette année, d’avoir un vétéran comme Joe Thornton, c’est sûr que c’est le "fun" d’entendre ça. On le sait nous-mêmes qu’on a une bonne équipe. On sait ce qu’on peut faire et la chimie dans l’équipe est très bonne.»

En hausse 

Le Québécois de 28 ans concentre d’ailleurs tous ses efforts sur les objectifs collectifs, lui qui estime ne plus avoir de choses à prouver sur le plan individuel. Le troisième choix au total du repêchage de 2011 a effectivement levé son jeu d’un cran pendant les trois dernières saisons, lui qui a franchi la moyenne du point par match dans chacune d’elles.

«Je sais ce que je peux amener à l’équipe. Je veux être un leader dans cette équipe-là, ça fait longtemps que je suis là, ça fait neuf ans, a dit le natif de Saint-Jérôme. Je pense qu’on le sait, qu’on peut être dans les séries. C’est certain que tu travailles toute la saison pour faire les séries et après ça, tout peut arriver. C’est juste d’avoir de la constance dans nos matchs, avoir une identité et c’est ce qu’on a fait l’année passée.»

Huberdeau s’envolera vers la Floride le 10 septembre afin de se préparer pour le camp d’entraînement, puis la saison des siens.

L’apport du dek hockey 

Reconnu pour ses talents de hockeyeur sur la glace, Jonathan Huberdeau a perfectionné ses habiletés en pratiquant aussi le dek hockey, et ce, dès un très jeune âge.

C’est d’ailleurs dans le cadre d’une association avec la compagnie Knapper, une entreprise québécoise qui fabrique de l’équipement de dek hockey, que le Québécois des Panthers s’est adressé aux médias, jeudi à Saint-Eustache.

Lorsqu’il avait environ 13 ans, l’athlète aujourd’hui âgé de 28 ans a découvert ce sport, qui était beaucoup moins populaire à l’époque qu’en 2021. C’est d’ailleurs parce que certains de ses amis ne jouaient pas sur la glace qu’il a essayé cette alternative, qui, au final, lui a permis de développer de nombreuses nouvelles habiletés.

«C’est plus de cardio que sur la patinoire, a-t-il lancé. Des fois sur la glace, tu peux te laisser aller un peu. Au dek hockey, il faut tout le temps que tu cours, il faut tout le temps que tu sois dans le feu de l’action. T’as pas le droit d’être paresseux, il faut toujours que tu sois là et le côté cardio, c’est ce que j’aimais bien de ce sport-là.»

«Du côté de la vision [du jeu], du côté de l’exécution, ça te garde [alerte]. Une balle et une rondelle, c’est complètement différent, ce n’est pas pareil, ça rebondit. Ce qui est bon au dek, c’est la [coordination main-oeil] parce que la balle est tout le temps dans les airs. Donc, il faut que tu l’attrapes. Ça m’a aidé beaucoup à dévier des rondelles. Ce sont des petites choses que le monde ne sait pas des fois, mais ça peut faire une différence.»

Même s’il pratique moins ce sport lorsqu’il est en Floride, principalement pour éviter les blessures, ça ne l’empêche pas d’enfiler ses souliers et ses gants une fois de temps à autre pour un duel amical. D’ailleurs, Huberdeau aime bien enfiler les jambières de gardien au dek, chose qu’il assure ne pas faire avec les Panthers.