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Olympiques

Médaille d’or et record du monde pour Aurélie Rivard

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Aurélie Rivard a pulvérisé son record du monde du 400 mètres libre (S10) datant de 2018 par plus de 5 secondes pour remporter une deuxième médaille d’or aux Jeux paralympiques de Tokyo, mercredi.

Rivard a parcouru la distance en un temps de 4 min 24,08 s et elle a laissé ses adversaires loin derrière. Elle a pris les devants dès le début de l’épreuve et avait déjà 5 mètres d’avance sur sa plus proche poursuivante à la mi-course. 

L’athlète de 25 ans avait aussi été médaillée d’or à cette course il y a 5 ans, aux Jeux de Rio

Grâce à cette victoire, la paranageuse de Saint-Jean-sur-Richelieu décroche une quatrième médaille dans la capitale japonaise, dont une deuxième en or, après celle du 100 m libre.

La médaillée d’argent, la Hongroise Bianka Pap (4 min 29,83 s) a tout de même flirté avec l’ancienne marque mondiale de la Québécoise qui était de 4 min 29,27 s. Le bronze est allé à la Polonaise Oliwia Jablonska (+9,12 s)

Au 400 m libre S10, le Québécois d’adoption Alec Elliot s’est classé au cinquième rang. Elliot a connu un lent départ, mais il est parvenu à passer de la septième à la cinquième place à la marque des 200 mètres et finir avec un temps de 4 min 10,29 s, à un peu moins de 11 secondes du vainqueur, l’Ukrainien Maksym Krypak.

Aurélie Rivard a encore deux courses à son programme au Japon : le 100 m dos et le 200 m quatre nages individuelles. Elle avait été décorée de la médaille d’argent à cette dernière épreuve aux Jeux paralympiques de Rio en 2016.

Une autre médaille d’argent au compteur de Brent Lakatos

À sa quatrième épreuve des Jeux paralympiques de Tokyo, Brent Lakatos a mis la main sur une troisième médaille d’argent. Mercredi, l’athlète en fauteuil roulant a pris le deuxième rang du 100 m T53 avec un temps de 14,55 secondes.

Le Thaïlandais Pongsakorn Paeyo a été le plus rapide en 14,20 s, tandis que le Saoudien Abdulrahman Alqurashi (14,76 s) a été décoré du bronze.

Lakatos avait également fini deuxième au 400 m et au 5000 m depuis le début des Jeux.

Le représentant de l’unifolié était légèrement en tête après 50 mètres, mais le Thaïlandais derrière lui générait déjà beaucoup de vitesse. Une fois que le vétéran de cinq Jeux paralympiques a été dépassé, Paeyo a rapidement accentué son avance pour conclure avec un fauteuil d’écart à la ligne d’arrivée.

Si le vainqueur a réécrit le livre des records paralympiques à cette épreuve, le record du monde de 14,10 s demeure toujours la propriété du Québécois.

«Mon temps est correct et c’est ce à quoi je m’attendais, car je me concentre sur les distances plus longues, alors je ne suis pas déçu. La différence, c’est que les autres vont plus vite et mon temps n’est plus suffisant pour la médaille d’or», a indiqué Lakatos, ajoutant être impressionné par le chrono du gagnant.

L’athlète originaire de Dorval avait remporté cette épreuve à Rio, en 2016, franchissant la distance en 14,44 s.

Brent Lakatos sera de retour sur la piste dans moins de 24 heures pour y disputer sa course de prédilection. «Demain (jeudi), c’est le 800 mètres et c’est à cette épreuve où mes chances sont les meilleures. J’ai déjà hâte !»

L’autre médaille canadienne du jour au Stade olympique de Tokyo a été celle en or de Greg Stewart, au lancer du poids (F46).

À égalité avec André Viger

Cette deuxième place de Brent Lakatos porte son total de médailles paralympiques à 10, ce qui lui permet de rejoindre au palmarès celui qui l’a initié à ce sport, André Viger. Un honneur possible grâce à des années d’entraînement et de persévérance.

«C’est assez fou ! J’ai pensé prendre ma retraite en 2008 et j’ai complètement arrêté en 2009 avant de revenir. Ma femme (la para-athlète britannique Stefanie Reid) et moi voulions nous donner une dernière chance de gagner une (première) médaille à Londres. Et aujourd’hui à Tokyo, je continue encore, a expliqué Lakatos en riant. C’est une grande surprise pour moi d’être rendu là !»

En plus du 800 m, Lakatos est aussi inscrit au marathon qui aura lieu dimanche.