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Football universitaire RSEQ

Carabins : Jonathan Sénécal répond aux attentes

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Vu par plusieurs comme un exceptionnel, le quart-arrière des Carabins de l’Université de Montréal Jonathan Sénécal n’a pas déçu à ses débuts universitaires.

Samedi dernier, le pivot de 21 ans a mené les siens vers une victoire de 26 à 9 sur le Vert & Or de l’Université Sherbrooke. Sénécal a complété 25 de ses 35 relais tentés pour 342 verges de gains et deux touchés. Il a aussi été victime d’une interception.

«C’était mon premier match en près de trois ans et ça s’est mieux déroulé que ce que je m’étais imaginé», a indiqué celui qui s’était gravement blessé au genou gauche durant son premier match du calendrier 2019, lorsqu’il portait les couleurs du Collège André-Grasset.

Privé de cette dernière campagne collégiale et de l’entièreté de la saison 2020 en raison de la pandémie, Sénécal aurait pu être nerveux de reprendre le collier après une si longue absence.

«J’étais stressé avant notre premier jeu à l’attaque. Mais dès que le ballon a été levé, je n’étais plus du tout stressé, a-t-il révélé. Je n’avais pas d’attentes et je trouve que j’ai bien joué.»

Faire face à la musique

Parlant d’attentes, Sénécal est dans l’œil des médias et des amateurs du ballon ovale depuis un petit moment déjà. Le jeune quart ne semble toutefois pas trop s’en faire avec les regards extérieurs.

«Je ne me mets aucune pression sur les épaules, a-t-il affirmé. Elle vient principalement de l’extérieur. Honnêtement, je ne ressens pas de pression de répondre à des attentes quand je suis sur le terrain de football.»

Voilà une attitude qui réjouit le coordonnateur offensif des Carabins, Anthony Calvillo.

«La chose la plus impressionnante concernant Jonathan, c’est son calme. [Contre le Vert & Or], on avait l’impression qu’il était à l’entraînement. Il effectuait de superbes passes, son langage corporel était super, il n’était pas frustré quand ça allait moins bien et il gardait la tête froide. C’est très impressionnant quand on considère qu’il s’agit d’un jeune homme qui n’avait pas joué depuis trois ans», a exprimé le visage des Alouettes de Montréal pendant 16 saisons.

«C’est un francophone qui vient du Québec et on entend toujours des questions sur comment trouver des Canadiens évoluant au poste de quart-arrière dans la Ligue canadienne de football (LCF). Il aura éventuellement cette pression et je crois qu’il sera en mesure d’y faire face.»

Retour sur la course

Calvillo est également revenu sur la chaude lutte entre Sénécal et le vétéran Dimitri Morand pour le poste de quart partant pendant le camp d’entraînement des Carabins.

«C’était une excellente bataille entre lui et Dimitri. Ils ont obtenu exactement le même nombre de répétitions au camp. Les deux jeunes hommes ont compétitionné à un très haut niveau. Jo l’a emporté dans les derniers moments», a expliqué Calvillo, en spécifiant que Sénécal a finalement obtenu le meilleur parce qu’il protégeait mieux le ballon que son coéquipier.

Au plus fort de la course il y a une semaine, les deux pivots des Bleus avaient exprimé tout le respect qu’ils avaient l’un pour l’autre et parlaient d’une saine collaboration. Maintenant que la décision d’y aller avec le plus jeune des deux est prise, pas question pour Morand de faire la moue et de ronger son frein.

«Dimitri et moi, nous nous entendons toujours super bien, a assuré Sénécal. J’ai regardé le match et on peut voir qu’il m’aidait pendant la partie. Il m’a donné de bons conseils. C’est comme si j’avais un entraîneur supplémentaire pour m’aider à performer sur le terrain.»