Canadiens de Montréal

Un contrat «démesuré»

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Les Hurricanes de la Caroline ont-ils pris un risque trop important en y allant d’une offre hostile de 6,1 millions $ pour une saison à l’endroit du centre des Canadiens de Montréal Jesperi Kotkaniemi?

Le Finlandais de 21 ans a, d’une part, un potentiel indéniable, mais il s’est aussi montré inconstant depuis ses débuts dans la LNH. Oui, les Hurricanes ont voulu se venger de l’offre hostile faite par le CH à leur attaquant Sebastian Aho, il y a deux ans, mais vont-ils se tirer dans le pied si les Canadiens décident de ne pas l’égaler?

Notre analyste Yvon Pedneault a, pour sa part, ses réserves au sujet de la décision du directeur général des Hurricanes, Don Waddell.

«J'ai beaucoup de difficulté à comprendre la stratégie de cette organisation en offrant un contrat qui à mon sens, est démesuré», a-t-il lancé, samedi soir, en entrevue à «LCN».

«On parle de 6,1 millions $, mais ce qu'il faut comprendre, c'est qu'une fois que le contrat est accepté et signé par Kotkaniemi, après la prochaine saison, les Hurricanes devront à nouveau dépenser 6,1 millions $ pour retenir ses droits, a-t-il ajouté. Donc, c'est un investissement 12,2 millions $, c'est beaucoup de sous pour un joueur qui, l'an dernier, a obtenu 20 points et seulement 5 buts. Et il n'était pas en uniforme pour les deux derniers matchs de la finale de la Coupe Stanley.»

Le Tricolore pourrait refuser d’égaler l’offre et obtenir des choix de premier et de troisième tour. Ça peut être intéressant pour les Montréalais, qui se retrouveraient avec deux choix de premier tour au repêchage de 2022, qui doit normalement être tenu... au Centre Bell.

«Par contre, avec le départ de Phillip Danault et possiblement celui de Kotkaniemi, tu as un sérieux problème au centre, a indiqué Yvon. Nick Suzuki est un joueur de premier plan, mais il reste ensuite Jake Evans, Mathieu Perreault, Cédric Paquette et Ryan Poehling. Est-ce que c'est suffisant dans l'Association de l'Est ou encore la division Atlantique? Non. Marc Bergevin devra jouer les magiciens et sortir un lapin de son chapeau.»

Et selon l’analyste, le directeur général du CH doit passer beaucoup de temps au téléphone à l’heure actuelle.

«Je pense que Marc Bergevin, au moment où on se parle, fait du "shopping", a-t-il indiqué. C'est la période de l'année où on peut avoir des aubaines, il y a des équipes qui devront réduire leur masse salariale. D'autres formations devront compléter des transactions à la dernière minute et c'est à ce moment-là que Marc Bergevin va intervenir, j'en suis convaincu.»

Voyez l’entretien en vidéo principale.