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Football universitaire RSEQ

La source de confiance de Thomas Bolduc

Jean Carrier

Publié | Mis à jour

Le quart-arrière du Rouge et Or, Thomas Bolduc, se sent d’attaque pour sa première partie comme partant pour l’ouverture officielle locale de sa formation. Calme et posé, il ne laisse jamais transparaître la moindre nervosité. Une confiance qu’il s’est forgée au fil du temps sous les encouragements de son père André Bolduc.

Pour les néophytes du ballon ovale, André Bolduc a connu une carrière professionnelle de six saisons comme receveur dans la Ligue canadienne de football (LCF) en plus d’être entraîneur-chef du Vert et Or de Sherbrooke pendant cinq saisons.  

Il entraîne chez les Alouettes de Montréal depuis 2014 et il est une belle source de connaissances pour un quart-arrière amateur.

«Son influence n’est pas sur les connaissances tactiques ou techniques. Ça lui arrivait de me donner des conseils, mais il a toujours laissé mes entraîneurs faire ce travail. Il a réussi à me transmettre son amour du football et sa passion pour la compétition. Ce désir de vouloir toujours s’améliorer, c’est ça qu’il m’a transmis.» Thomas avoue que son père était présent sur le terrain pour les pratiques du Triolet à son école secondaire ou à Lennoxville lors de son stage collégial, mais il n’a jamais senti une pression de sa part.

«Il était là pour m’encourager tout simplement. Il m’a laissé grandir et m’épanouir. Il ne venait pas simplement pour moi, mais il aidait toute l’équipe en transmettant ses connaissances.»

Toujours présent  

Avec l’emploi du temps fort chargé du paternel, plusieurs peuvent penser qu’il a raté plusieurs parties de son fils, mais ce n’est pas le souvenir de fiston.

«Je me souviens que dès qu’il pouvait être présent, il l’était. Il a souvent fait un aller-retour Montréal-Sherbrooke pour simplement assister à une partie. Quand il manquait des parties, il trouvait toujours une façon de s’informer avec les réseaux sociaux.»

Court message 

L’influence positive d’André Bolduc sur son fils continue d’être présente même depuis que Thomas est à Québec. Il a assisté à des parties du Rouge et Or, et Thomas assure qu’il a encore le même message après une partie de football.

«Il va me dire good job mon homme. C’est ce qu’il me dit depuis que j’ai commencé à jouer au football.»

Quatre mots simples qui ont aidé à former un jeune homme pleinement confiant en ses moyens.

Le jeune leadership de Ian Leroux 

Ian Leroux n’a qu’une seule saison derrière la cravate avec l’Université Laval. Le nouveau capitaine des secondeurs assure qu’il a appris énormément durant son année derrière les Christophe Gagné et Kean Harelimana.

«Ce sont eux qui m’ont appris comment jouer secondeur dans cette ligue. J’ai tellement appris à les observer et maintenant je veux qu’ils soient fiers de moi.»

Le poste de capitaine est un titre généralement réservé à des joueurs plus expérimentés. L’étudiant en physiothérapie assure qu’il comprend la responsabilité additionnelle que cela implique.

«C’est un honneur de savoir que les entraîneurs me respectent assez pour me nommer capitaine. Ils me voient évoluer et ils pensent que je peux mener cette défensive, ça veut dire vraiment beaucoup pour moi.»

Produit local 

L’ancien joueur des Élans de Garneau et des Condors de Saint-Jean-Eudes avoue qu’il comprend tout l’attachement des gens pour le Rouge et Or. Il a assisté à plusieurs rencontres depuis son enfance.

«C’est certain que c’est spécial de mettre l’uniforme de l’Université Laval pour un gars qui a grandi à Québec. Cependant, j’essaie de ne pas trop porter d’importance à ce genre de détails, je préfère mettre l’accent sur mon jeu.»

Un meneur vocal 

Le dicton qui stipule qu’on ne devrait pas se fier aux apparences convient parfaitement à Leroux. Très calme, on pourrait être porté à croire qu’il mène par l’exemple ce qui n’est pas nécessairement le cas.

«Je fais ce que j’ai à faire, mais je n’hésite pas à parler fort afin de ramener des coéquipiers à l’ordre. Je pose des questions pendant nos réunions défensives. J’essaie également d’aider les plus jeunes sur le terrain même si c’est quelqu’un qui compétitionne pour mon poste. La défensive de Marc Fortier contient plusieurs subtilités pour un jeune joueur.»

Joueur cérébral 

La plus grande qualité de Leroux sur le terrain est sa compréhension du jeu. Cet étudiant de la partie avoue que ce n’est pas ses qualités athlétiques qui font de lui un bon joueur.

«Je ne suis pas le plus vite, le plus grand ou le plus fort, mais je suis toujours au bon endroit. C’est souvent notre rôle de nous assurer qu’il n’y a pas d’erreur d’alignement sur notre front défensif», mentionne le jeune athlète qui avoue essayer d’être un prolongement de Marc Fortier sur le terrain.

Charles-Lee Alarie-Tardif veut faire son propre chemin

Il est vrai que l’ailier défensif a un nom de famille plutôt connu dans l’entourage du Rouge et Or. Vincent Alarie-Tardif a fait sa marque comme porteur de ballon de 2014 à 2017, mais pour Charles-Lee les comparaisons s’arrêtent là.

«Je suis un ailier défensif et il jouait porteur de ballon. J’aime mon frère et je suis fier de ce qu’il a accompli ici, mais je suis différent et je veux faire mon propre parcours à Laval. Je ne suis pas venu parce qu’il était passé avec le Rouge et Or avant moi», explique celui qui a trouvé sa place trois fois sur l’équipe d’étoiles collégiale avec les Cougars de Champlain-Lennoxville.

Un aspect qui a charmé Alarie-Tardif dans son choix universitaire est la grande compétition qui existe à l’intérieur de la formation.

«Il y a beaucoup de talent et ce que tu as fait au collégial ne veut plus rien dire. Tu te bats à chaque instant pour simplement avoir ta place sur le terrain le jour des matchs. Je suis quelqu’un de compétitif et ça me parle.»

Adaptation

Le joueur de ligne défensive avoue qu’il est encore en train de s’habituer à la fameuse verge qui sépare les deux fronts avant un jeu et qui est une distinction du football canadien.

«Je travaille beaucoup pour synchroniser mes pas et bien utiliser mes mains. Ce n’est pas facile, mais je me sens chaque jour plus à l’aise.»

L’étudiant en intervention sportive, qui souhaite aller en enseignement pour la prochaine année universitaire, avoue qu’il traîne encore des bobos de ses années antérieures de football.

«J’ai été opéré à une hanche et à une épaule il y a deux ans et je ne suis pas à 100 % encore. Ça commence à revenir et c’est une raison pour laquelle j’ai un peu ralenti lorsque vient le temps de chasser le quart-arrière. J’essaie de retrouver cet aspect qui était une force dans mon jeu quand j’étais jeune», termine le joueur de première année.