Canadiens de Montréal

Les clés du succès chez le CH en 2021-2022

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Le camp d’entraînement du Canadien de Montréal commencera dans quelques semaines seulement et la saison régulière est encore bien loin au calendrier, mais les partisans de l’équipe sont déjà nombreux à se demander si leurs favoris ont les outils requis pour obtenir du succès en 2021-2022.

Le magnifique parcours éliminatoire du Tricolore est rendu bien loin dans l’esprit du public, surtout que la formation a subi quelques transformations. 

Entre autres, Phillip Danault et Tomas Tatar sont partis, tandis que David Savard, Mike Hoffman, Cédric Paquette et Mathieu Perreault se retrouvent dans un nouvel environnement de travail. Ces changements porteront-ils fruit? Peut-être, mais il faudra que les conditions suivantes soient réunies.

Dans le cas contraire, le Bleu-Blanc-Rouge vivra un printemps pour le moins gris.

Carey Price devra être Carey Price 

À tout seigneur, tout honneur: le Canadien devra compter sur un Carey Price au sommet de son art, lui qui sera reposé pour amorcer la saison en dépit d’une opération au genou. L’athlète de 34 ans a rapidement fait oublier une saison régulière en deçà du rendement attendu de sa part en menant le CH jusqu’en finale de la Coupe Stanley.

Si ses statistiques ont été quelque peu amochées par le rouleau compresseur du Lightning de Tampa Bay en finale, il a malgré tout remporté 13 parties éliminatoires, montrant une moyenne de 2,29 et un taux d’efficacité de ,924. De quoi rassurer bien des sceptiques.

Jake Allen doit répéter 

Au cours de la dernière campagne, Jake Allen s’est avéré la bouée de sauvetage parfaite pour le Canadien. Dans les récentes années, le directeur général Marc Bergevin avait été critiqué pour les mauvaises performances des substituts de Price, mais pas en 2020-2021. En fait, heureusement pour lui qu’il y avait Allen, qui a disputé quatre matchs de plus que son célèbre partenaire.

Certes, sa fiche de 11-12-5 n’a pas reflété la qualité de son travail devant le filet. Il faut rappeler que son taux d’efficacité de ,907 a été supérieur à celui du numéro 31. Sans le Néo-Brunswickois, qui a pris le relais dans les dernières semaines, le Tricolore aurait manqué les séries. Cette fois, avec l’état physique incertain de Price, c’est possiblement tôt dans la campagne qu’il aura à se signaler.

La progression des jeunes doit se poursuivre 

Avec le départ de Danault et de Tatar, les jeunes Cole Caufield, Nick Suzuki et Jesperi Kotkaniemi auront lentement mais sûrement à assumer davantage de responsabilités.

Dans le cas de Suzuki, cette réalité aura à devenir concrète non seulement sur le plan des buts et des mentions d’aide, mais aussi dans le cercle des mises au jeu, où Danault avait sa large part du boulot. Avec 41 points en 56 rencontres du calendrier régulier, il y a lieu d’espérer encore mieux.

Pour ce qui est de Caufield, ses 12 points en 20 matchs des séries 2021 ainsi que sa capacité à produire dans les moments cruciaux sont de très bon augure.

Toutefois, il faudra que Kotkaniemi ressemble plus au joueur qu’il a été dans les deux dernières années éliminatoires qu’à celui, plus timide et moins constant, de la saison.

Le vent de renouveau québécois devra souffler fort 

En 2021, le Canadien a disputé un match sans un seul Québécois pour la première fois en 112 ans d’histoire en raison d’une blessure de Danault. Aussi, Bergevin s’est assuré d’éviter ce genre de scénario à l’avenir avec l’embauche de Savard, Paquette et Perrault cet été.

Avec un possible retour de Jonathan Drouin dans la formation, l’entraîneur-chef Dominique Ducharme pourrait ainsi compter sur quatre représentants de la Belle Province dans sa formation. Il espère certainement que la fierté de porter la Sainte-Flanelle jouera un rôle important dans les succès de l’équipe.

Des rivaux devront trébucher 

Évidemment, toute équipe ayant du succès fait un peu sa chance. Dans le cas du Canadien, il faudra souhaiter que certains rivaux directs en arrachent pour qu’il puisse se faufiler dans le top 3 de la section Atlantique ou se retrouver en position de «Wild Card» dans l’Association de l’Est.

Le cas des Bruins de Boston est passablement énigmatique aux yeux de quelques observateurs. Comment se comporteront-ils sans David Krejci, parti en République tchèque, et Tuukka Rask, sans contrat et blessé à long terme?

Les Panthers de la Floride ont une grande force de frappe en offensive, mais le gardien Sergei Bobrovsky est parfois imprévisible, lui qui avait éprouvé des ennuis en 2019-2020.

Et à Toronto, les Maple Leafs sauront-ils gagner avec Jack Campbell et Petr Mrazek devant leur cage, après leur effondrement des dernières séries? Des clubs comme le Canadien et les fringants Sénateurs d’Ottawa espèrent que non.