Crédit : Photo d'archives, Stevens LeBlanc

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Remparts de Québec : l’entraîneur-chef refuse de s’emballer trop vite, mais...

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Patrick Roy veut faire attention à ce qu’il dit, car le camp d’entraînement des Remparts est vieux de deux jours seulement, mais, jusqu’à présent, il n’a que des étoiles à distribuer à ses joueurs.

Selon l’entraîneur-chef, ce sont les prochains jours qui seront déterminants pour son équipe.

«On ne veut pas s’emballer après juste une journée, mais on est contents de tout le monde. Moi j’ai hâte à demain. J’ai toujours hâte à la prochaine journée pour voir si on va être capables de maintenir cette constance.»

Roy a principalement aimé «la vitesse de jeu et l’exécution» de sa nouvelle cuvée, pour l’instant composée de vétérans de l’an dernier, de cinq nouveaux acquis de la saison morte et d’une quinzaine de recrues qui bataillent pour les rares postes restants.

Patrick Roy a aussi hâte aux trois matchs préparatoires que son club disputera cette semaine pour voir si les points forts qu’il a relevés seront maintenus contre les autres équipes de la ligue.

Dimanche, au terme du premier match intraéquipe disputé par sa bande, Roy a surtout vanté les recrues.

«C’était la première fois que je mélangeais des jeunes et des vétérans dans les équipes, question de voir comment ils se comportaient. On a eu d’agréables surprises.»

Wener et Lachance

L’entraîneur-chef a vanté le travail en défensive de Mathieu Wener et de Samuel Lachance, qui s’étaient aussi illustrés face aux recrues de l’Océanic de Rimouski, jeudi.

«[Pier-Étienne] Cloutier a été très bon avec [Théo] Rochette et [Mikaël] Huchette. On est contents de voir comment les jeunes se sont adaptés», a ajouté Roy.

Le vétéran Théo Rochette partage l’avis de son coach. Il apprécie ce qu’il voit de ses coéquipiers depuis le début du camp et trouve que plusieurs ont gagné en maturité dans les derniers mois.

Rochette sait qu’il devra agir comme l’un des leaders de l’équipe cette saison si les Remparts souhaitent aspirer à la Coupe Memorial.

Besoin de dominer

L’an dernier, le Suisse d’origine a terminé au deuxième rang des pointeurs chez les Remparts, avec 30 points, dont 12 buts, en 32 matchs.

«C’est ma quatrième année dans la ligue, ça fait un an et demi que je suis avec l’équipe, a pointé l’attaquant. Mes objectifs personnels sont les mêmes que mes objectifs pour l’équipe : gagner.»

«[Rochette] fait partie des joueurs qui vont avoir besoin de dominer et de tirer l’équipe vers le haut», a acquiescé Roy.

♦ Ignoré par les 32 équipes de la LNH en juillet, Théo Rochette a confirmé dimanche avoir reçu une invitation au camp de développement des Maple Leafs de Toronto, qui se tiendra dans les prochaines semaines.

Le gardien qui ne devait pas suivre les traces de papa

Mathys Fernandez a suivi les traces de son père, Manny, mais c’était contre la volonté de ce dernier, qui ne souhaitait pas que son fils devienne gardien de but même si lui avait passé 13 saisons sur les patinoires de la Ligue nationale de hockey.

«Mon père ne voulait pas que je sois goaler! a raconté Fernandez au Journal, dimanche. Mais c’était plus fort que moi. Et si je suis ici aujourd’hui, c’est finalement en grande partie grâce à lui.»

Pression

Si Manny Fernandez, ex-gardien des Stars de Dallas, des Bruins de Boston et du Wild du Minnesota, ne voulait pas que son fils porte les grosses jambières, c’est qu’il était bien au fait de la pression quotidienne que subissent les gardiens de but.

«Il ne voulait pas que je vive le même stress que lui, reconnaît Fernandez. C’est sûr que les gardiens ont plus de pression que les joueurs, mais moi, je trouve ça endurable.»

De bons mots du Roy

Fernandez semble déborder de confiance, et c’est peut-être la raison pour laquelle il trouve ce stress endurable. Et, parlant de confiance, il semble avoir celle de l’entraîneur-chef Patrick Roy. Après avoir sélectionné le jeune de 16 ans au troisième tour, 43e au total, en juin dernier, Roy a dit qu’il avait entre les mains «le meilleur gardien disponible» au repêchage.

Et il n’a pas caché qu’il aimerait voir un duo composé de William Rousseau et de Fernandez dans un an, quand ils auront respectivement 19 et 17 ans.

«Je suis vraiment content [qu’il ait dit ça]. Que ça vienne de lui, un ancien gardien, c’est encore plus gros. J’ai beaucoup confiance en moi cette année», a admis Fernandez.

Après avoir sélectionné le jeune gardien, Roy avait lancé que son père aurait sûrement quelques histoires à raconter à son sujet.

Roy et Manny Fernandez se sont affrontés à plusieurs occasions dans la LNH. Notamment au printemps 2003 : Fernandez était devant le filet du Wild lors du match 7, remporté contre l’Avalanche, qui a sonné le glas de la carrière de Patrick Roy.

Mais, finalement, les histoires de papa Fernandez ne semblent pas bien, bien croustillantes...

«Il m’a parlé qu’ils s’étaient affrontés, mais rien de plus», a simplement dit Fernandez.