Crédit : Photo Martin Chevalier

Canadiens de Montréal

Cole Caufield pose avec son trophée

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Au moment de recevoir le trophée Hobey-Baker en bonne et due forme mercredi soir, à Lake Elmo, au Minnesota, le jeune attaquant du Canadien de Montréal Cole Caufield a naturellement distribué bon nombre d’autographes et posé avec les convives.

«C’est fantastique d’être reconnu comme ça, a indiqué Caufield, selon des propos rapportés par le "Wisconsin State Journal". Tous ces gens dans la salle me supportent et vous leur devez d’être respectueux et leur donner de votre temps. J’apprécie vraiment que tout le monde soit là.»

L’honneur individuel remis au meilleur joueur universitaire aux États-Unis avait été décerné à Caufield, le 9 avril. Lors de cette journée magique, l’attaquant faisait parallèlement ses débuts professionnels avec le Rocket de Laval, marquant deux buts en plus d’obtenir une mention d’aide dans un gain de 5 à 3 contre les Marlies, à Toronto. Depuis, son aventure s’est évidemment poursuivie avec le Canadien jusqu’en finale de la Coupe Stanley, Caufield récoltant d’ailleurs 12 points, dont quatre buts, en 20 rencontres des séries éliminatoires.

Aujourd’hui, Caufield, qui était accompagné de ses parents Paul et Kelly de même que son grand frère Brock, admet apprécier un peu mieux ses succès de la dernière année.

«Sur le coup, il est difficile de comprendre ou d’apprécier le succès que j’ai eu, a-t-il déclaré. Évidemment, le moment est venu d’apprécier le fait que vous l’avez mérité.»

«Je me souviendrai toujours de cette journée [du 9 avril] et ce sera certainement l’un des meilleurs jours de ma vie, et comme toute cette année», a poursuivi le jeune homme de 20 ans.

Et maintenant le Calder?

En prenant la parole, Caufield s’est par ailleurs chargé de rediriger l’attention vers ses anciens coéquipiers des Badgers de l’Université Wisconsin.

«Je veux en profiter pour remercier mes coéquipiers, a-t-il indiqué pendant son discours. Je n’aurais pu y arriver sans eux. C'est un honneur individuel, mais on sait tous que dans le monde du hockey, tu as inévitablement besoin des autres pour te remettre la rondelle.»

Dans ce cas-ci, Caufield pensait notamment à Linus Weissbach, Dylan Holloway et son frère Brock, entre autres. Mais puisqu’on le considère maintenant comme un candidat pour l’obtention du prochain trophée Calder, remis à la recrue de l’année dans la Ligue nationale de hockey, l’Américain sait fort bien qu’il ne pourra y arriver sans les Nick Suzuki et Jeff Petry.

Rappelons qu’en 31 matchs lors de sa deuxième et dernière saison avec les Badgers, dans la NCAA, Caufield avait amassé 52 points, dont 30 buts. Avant de prendre part aux séries avec le Canadien, l’attaquant avait marqué ses quatre premiers buts en carrière en saison régulière en seulement 10 parties. Il avait aussi ajouté une aide.

Un défi lancé à Cole Caufield

Parmi les invités présents mercredi soir à Lake Elmo, l’ancien gardien Robb Stauber, récipiendaire du trophée Hobey-Baker en 1988, a lancé un défi à Cole Caufield, sous forme d’un précieux conseil.

«Le monde tentera de faire de toi une vedette individuelle, une superstar, mais le défi que je te lance, c’est de résister à ça et de demeurer le jeune que tu es aujourd’hui», a déclaré Stauber, tel que cité par le «Wisconsin State Journal».

Également dans la salle, l’entraîneur Tony Granato, qui a dirigé Caufield dans la NCAA, témoignait dans le même sens.

«J’ai maintenant 57 ans, mais cette saison, j’ai senti que j’avais 21 ans et que j’étais son coéquipier, a noté Granato, selon cette même source. C’est comme ça que je me sentais en raison de l’énergie et de la passion qu’il déployait lorsqu’il jouait.»

Comparé à Brett Hull

L’heure était réellement aux compliments pour Caufield. Également honoré au cours de cette même soirée, l’entraîneur Mike Sertich, une légende de l’Université Minnesota-Duluth (UMD), a même comparé l’espoir du Canadien à son ancien protégé Brett Hull.

«Il me rappelle un jeune que j’entraînais à l’UMD qui se nommait Brett Hull. Les deux savent comment trouver de l’espace sur la patinoire, trouver des trous et trouver les rondelles. Ils savent comment se libérer sur la glace et se tenir loin du trouble.»

«Tout le monde disait qu’il était seulement un petit joueur, a ajouté Sertich. Bien, je dirais qu’il a plutôt bien fait depuis qu’il est parti du Wisconsin pour se rendre jusqu’à Montréal.»