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LNH

Nouvelle équipe, même Corey Perry

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Corey Perry a quitté l’univers montréalais pour jouer chez l’ennemi, le Lightning de Tampa Bay et sa réputation le suivra partout où il ira.

Perry est le genre de joueur adoré par les partisans des équipes pour lesquelles il évolue, mais détesté par la concurrence. Il possède une combinaison unique de talent et de hargne qui lui valent souvent le qualificatif de «peste». Un fruit qui ne fait que mûrir avec l’âge.

«Je crois qu’il peut nous pousser au-dessus de la barrière à nouveau, a estimé son ancien collègue chez les Ducks d’Anaheim et nouveau coéquipier chez le Lightning, Pat Maroon, sur le site The Athletic. Il l’a toujours - la passion, le talent, le ‘’feu’’ - et il s’améliore au fur et à mesure qu’il vieillit. Dans les deux dernières années, il a été un des meilleurs joueurs des Stars de Dallas et du Canadien de Montréal. On s’en parlait entre coéquipiers et c’était le gars que nous voulions. Nous sommes contents que Julien [Brisebois] ait mis le grappin dessus.»

Haïssable

Plusieurs de ses anciens entraîneurs et coéquipiers sont unanimes pour affirmer que Perry est un morceau essentiel d’une équipe.

«C’est l’un des meilleurs dans la ligue pour tomber sur les gardiens», a souligné son ex-instructeur adjoint chez les Ducks, Rick Bowness. Il doit toujours avoir le dernier coup.»

Andrew Cogliano se souvient quant à lui de la fois où Perry a tellement ennuyé Ryan Garbutt dans un match de séries que celui-ci lui a asséné un coup dans l’entre-jambe. Le résultat : les Ducks ont profité d’un cinq minutes de pénalité, tournant la partie en leur faveur.

«Il joue sur le côté tranchant, a décrit Cogliano. Il marche sur la fine ligne de la légalité et force ses rivaux à commettre des trucs stupides.»

Formation renouvelée

Ayant gagné deux fois consécutives la coupe Stanley, le Lightning a perdu cet été les services de plusieurs joueurs-clés. Yanni Gourde, Barclay Goodrow, Blake Coleman et Tyler Johnson sont tous partis sous d’autres cieux et tout ce caractère perdu devra en grande partie être assumé par Perry.

Si la relève du Canadien comme Nick Suzuki, Cole Caufield, Jesperi Kotkaniemi et Jake Evans a pu profiter de la sagesse ou du caractère détestable de l’attaquant de 36 ans, il en sera certainement de même pour celle du Lightning.

Des joueurs comme Taylor Raddysh, Alex Barré-Boulet et Boris Katchouk pourront avoir en exemple un des meilleurs du métier.