Crédit : Photo Didier Debusschère

Football universitaire RSEQ

Une chaude lutte pour le poste de quart-arrière partant

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Deux pivots, un seul partant. C’est la dure réalité du football : il y aura un seul joueur entre Thomas Bolduc et Arnaud Desjardins qui pourra être le général offensif du Rouge et Or. Pour le coordonnateur à l’attaque, Justin Éthier, la lutte ne fait que commencer.

«Ce n’est que la troisième journée, et il y a beaucoup de choses à évaluer. Je n’ai aucune idée quand je serai prêt à nommer le partant. Pour l’instant, les deux joueurs ont beaucoup de répétitions. On voulait donner du volume aux deux joueurs pour faire une bonne évaluation.»

Selon Éthier, les critères sont plutôt simples pour déterminer qui terminera QB1, en termes de football.

«On veut voir une prise de décision rapide et on veut déterminer qui sera en mesure de bien faire fonctionner l’offensive.»

Deux prototypes

Les deux joueurs ne possèdent pas le même profil de joueur. Arnaud Desjardins est plus mobile que son comparse et n’hésite pas à courir quand la pression se fait sentir.

«Ça demeure que ma qualité première est de lancer le ballon. C’est normal que l’évaluation porte sur ce critère en premier. Je m’améliore chaque jour et je devrai développer le synchronisme avec mes receveurs si je veux décrocher le poste de partant. Les entraîneurs savent que je suis capable de courir», raconte le produit du Vieux-Montréal.

Desjardins avoue qu’il est encore surpris par moments de certaines formations défensives qu’il voit devant lui.

«Je suis encore en apprentissage, et Marc Fortier est très créatif en défensive. Ça arrive encore que je voie des choses nouvelles devant moi. J’ai une bonne relation avec Thomas, et il me donne un coup de main sur ce plan.»

Plus expérimenté

Pour Thomas Bolduc, qui a terminé la saison 2019 aux commandes de l’attaque du Rouge et Or, il voit cette compétition comme si c’était à lui de ne pas perdre le poste de partant.

«Il faut que je continue à progresser, et j’ai les outils autour de moi pour le faire. Je dois montrer chaque jour que je travaille très fort pour être le leader de cette équipe. Je suis confortable et j’ai une bonne connaissance du cahier de jeux, et il faut continuer à bâtir les fondations de l’équipe. C’est ce qu’on fait pendant le camp d’entraînement.»

Le pivot n’a aucun problème à voir le poste ouvert pour le camp d’entraînement.

«C’est normal dans un endroit comme Laval. Si tu n’es pas prêt à compétitionner quand tu viens ici, tu n’es pas à la bonne place. Arnaud est un excellent quart-arrière, et nous nous entendons très bien. Ça va se décider sur le terrain.»