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Omnium banque Nationale

Omnium Banque Nationale: le tournoi de tous les possibles

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Il y a eu l’annulation du tournoi l’an dernier et le suspense entourant sa tenue cette année. Puis, il y a eu des forfaits à la tonne, dont ceux des deux premières mondiales, l’Australienne Ashleigh Barty et la Japonaise Naomi Osaka. Mais l’Omnium Banque Nationale de Montréal s’est finalement mis en branle samedi et malgré les absentes de marque, quelques têtes d’affiche du circuit féminin ont fait le déplacement jusque dans la métropole québécoise dans l’espoir d’ajouter un titre d’envergure à leur palmarès. 

Au nombre des incertitudes, l’une demeure : l’identité de la joueuse qui soulèvera le trophée dimanche prochain. Au tennis féminin, tout est possible, et ce l’est encore davantage dans un tableau aussi ouvert que celui qui a été présenté samedi. Voici le portrait de cinq athlètes qui pourraient triompher à Montréal.

1. BIANCA ANDREESCU (CANADA) 

5e mondiale

21 ans

Titres en carrière : 3

Titre cette année : 0

Andreescu avait surpris la planète tennis en enchaînant les titres d’importance en 2019, dont les Internationaux des États-Unis. C’est aujourd’hui dans la peau d’une joueuse à battre que la championne en titre de l’Omnium Banque Nationale (à Toronto, en 2019) se présente à Montréal. La dernière année et demie a été dure pour l’Ontarienne de Mississauga : blessures à répétition, séparation d’avec son entraîneur Sylvain Bruneau, défaites d’entrée à Roland-Garros et à Wimbledon...

Mais Andreescu aime le spectacle et, encouragée par une foule partisane, elle pourrait retrouver l’erre d’aller qui semblait la mener, il n’y a pas si longtemps, vers le sommet du palmarès. Et plus encore : il lui faudra signer un bon résultat au stade IGA si elle ne veut pas plutôt chuter lourdement au classement dans les prochains mois.

2. ARYNA SABALENKA (BÉLARUS) 

3e mondiale

23 ans

Titres en carrière : 10

Titres cette année : 2

Après quelques saisons à se classer à l’orée du top 10 mondial, la Bélarussienne s’est taillé cette année une place de choix près du sommet. Si bien qu’en raison du forfait d’Osaka cette semaine, elle se retrouve favorite à Montréal.

Demi-finaliste à Wimbledon, la puissante cogneuse est l’une des joueuses de l’heure. Mais cela ne l’a pas empêché d’être surprise par la Croate Donna Vekic, 53e au monde, dès le deuxième tour aux Jeux olympiques de Tokyo. Beaucoup d’as sont à prévoir lorsqu’elle sera sur le terrain : Sabalenka (241) est deuxième à ce chapitre cette saison, derrière Barty (255).

3. SIMONA HALEP (ROUMANIE) 

10e mondiale

29 ans

Titres en carrière : 22

Titre cette année : 0

Tenue à l’écart par une déchirure d’un muscle du mollet, Halep n’a plus joué depuis mai. Elle ne devait pas se déplacer à Montréal, mais elle a finalement décidé d’ajouter le tournoi à son calendrier il y a quelques jours.

Son retour à la compétition ne sera pas facile. La blessure était sérieuse, la plus sévère de sa carrière, et la Roumaine admet qu’elle ne sait pas comment son corps réagira en situation de match.

Sauf qu’il y a toujours quelque chose de magique qui se produit quand l’ancienne première mondiale foule le terrain à Montréal. À titre de preuve : elle a remporté les deux derniers tournois disputés dans la métropole.

4. LEYLAH ANNIE FERNANDEZ (CANADA) 

70e mondiale

18 ans

Titre en carrière : 1

Titre cette année : 1

La petite gauchère n’a pas l’expérience des têtes de série, mais le tournoi montréalais a tendance à sourire aux favorites locales. Et cette année, à seulement 18 ans, la Lavalloise peut se targuer d’avoir épinglé à son palmarès des victoires contre plusieurs joueuses mieux classées qu’elle : l’Américaine Sloane Stephens, l’Ukrainienne Dayana Yastremska et l’Espagnole Sara Sorribes Tormo.

Championne à Monterrey en mars, Fernandez vient à Montréal pour apprendre. Et la foule, elle, pourra apprendre à découvrir cette joueuse dotée d’une intelligence peu commune sur les courts.

Fernandez aura l’occasion d’affronter une qualifiée d’entrée de jeu. Advenant une victoire, ce qui n’est pas acquis compte tenu de la qualité des joueuses dans le tournoi de qualification, elle se mesurera à Andreescu au deuxième tour. Il y a donc beaucoup d’émotion à prévoir.

5. KAROLINA PLISKOVA (RÉPUBLIQUE TCHÈQUE) 

7e mondiale

29 ans

Titres en carrière : 16

Titre cette année : 0

À l’instar de plusieurs joueuses de sa génération, l’ex-numéro un mondiale est capable du meilleur comme du pire. Parmi ses meilleures performances, on retrouve notamment sa récente finale à Wimbledon, où elle n’a été battue que par Barty.

Pliskova a eu la chance d’hériter d’un tirage au sort favorable samedi : quatre qualifiées sont dans sa portion de tableau.

Grosse frappeuse, puissante serveuse, la Tchèque s’amuse sur les surfaces dures. Elle est aussi l’une des athlètes les plus expérimentées du tableau : malgré ses résultats parfois inconstants, elle figure parmi les dix meilleures joueuses au monde depuis six ans.

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Deux autres Canadiennes 

La Montréalaise Eugenie Bouchard ne sera pas sur le terrain à Montréal. Elle se remet toujours d’une intervention chirurgicale à une épaule. Mais deux autres Canadiennes feront partie du grand tableau : les Ontariennes Rebecca Marino (219e), de Toronto, et Carol Zhao (299e), de Richmond Hill.

Gauff, la sensation 

Cori Gauff, 25e raquette de la planète à seulement 17 ans, représente l’avenir du tennis américain et même mondial. En 2019, à 15 ans, elle se qualifiait pour le tableau principal de Wimbledon, devenant la plus jeune joueuse de l’ère moderne à réussir pareil fait d’armes. Quelques mois plus tard, elle remportait son premier titre de la WTA, à Linz, une première à un si jeune âge depuis 2004. Plusieurs la voient dans la lignée des sœurs Williams.

Beaucoup de championnes en Grand Chelem 

Plusieurs championnes de tournois majeurs seront en action dans la métropole. Du nombre, outre Andreescu et Halep, on retrouve notamment l’Espagnole Garbine Muguruza (9e), la Tchèque Petra Kvitova (13e) et la Bélarussienne Victoria Azarenka (15e). Une autre preuve qu’elles sont nombreuses à prétendre aux grands honneurs.