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Crédit : AFP

Sports divers

La même Maude

Louis Butcher

Publié | Mis à jour

À peine deux jours après avoir été sacrée championne olympique en haltérophilie, Maude Charron est rentrée au Québec tard jeudi soir après une longue envolée qui l’a menée de Tokyo à Montréal.

Malgré son nouveau statut de star, cet exploit peu banal ne changera en rien, prétend-elle, sa façon de se comporter en public. C’est ce que l’athlète de 28 ans, originaire de la magnifique municipalité de Sainte-Luce, dans le Bas-Saint-Laurent, a raconté lors d’une courte escale devant le Stade olympique de Montréal vendredi.

«Je suis la même Maude Charron qu’il y a deux semaines avant de me présenter au Japon, a-t-elle lancé en entrevue au Journal. Je suis un être humain comme tout le monde.»

Charron a accédé à la première marche du podium, dans la catégorie des 64 kg, après avoir soulevé des poids de 105 kg à l’arraché et de 131 kg à son dernier essai à l’épaulé-jeté. Avec un total de 236 kg, elle a devancé l’Italienne Giorgia Bordignon (232 kg) et la Chinoise Wen-Huei Chen (230 kg).

Montrant fièrement sa médaille, elle a reconnu que cette récompense était... pesante. Venant d’une haltérophile qui réussit à soulever deux fois son poids, ça peut sembler amusant.

«Cette médaille est lourde, avance-t-elle, et ce n’est pas pour rien. Elle vient avec beaucoup de responsabilités.»

Accueil triomphal à prévoir

Dès samedi, Charron retournera sur ses terres à Rimouski, où elle habite, sans savoir ce qu’on lui prépare. Mais on s’imagine que les autorités de la Ville ont déjà concocté un accueil triomphal pour cette grande ambassadrice.

«Je ne sais pas à quoi m’attendre, dit-elle. Mais maintenant qu’on a le droit à des rassemblements, je souhaite pouvoir célébrer avec ma famille et mes amis. Et pourquoi pas mes concitoyens? Ça m’a vraiment manqué.»

Attendez-vous à ce que Sainte-Luce fasse de même. C’est là où tout a commencé.