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Olympiques

Jennifer Abel retrouve l’amour de son sport

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Déçue d’avoir terminé au pied du podium à ses deux épreuves à Rio en 2016, Jennifer Abel estime que son association avec Mélissa Citrini-Beaulieu lui a permis de retrouver le feu sacré.

Associée à Citrini-Beaulieu qui vivra son baptême olympique au Japon après avoir vécu Rio en compagnie de Pamela Ware, Abel a remporté l’argent avec sa nouvelle partenaire au 3 m synchro au championnat mondial en Corée du Sud en 2019, ce qui assurait leur présence à Tokyo.

«Le retour après les Jeux de Rio a été très difficile et plonger avec Mélissa m’a fait retrouver l’amour de mon sport, résume la médaillée de bronze en synchro en 2012 à Londres. Tout a cliqué dès le début. Vraiment déçue, mais pas découragée après Rio, je savais que je devais apporter des changements pour être au meilleur de mes capacités à Tokyo. Quand tu es une jeune athlète, tes entraîneurs te guident énormément, d’ajouter Abel, mais maintenant que je suis plus vieille, je dois prendre mes propres décisions pour n’avoir aucun regret.»

Bouffée d’air frais

Citrini-Beaulieu a apporté une bouffée d’air frais à Abel. «Mélissa a une joie de vivre extraordinaire et elle est comme moi à mes débuts. Elle est super excitée et elle est belle à voir. Après Rio, je voulais me concentrer sur l’épreuve solo et j’ai réalisé que ce n’était pas la bonne décision en parlant à mon entraîneur. Je devais parler de ma situation parce que je vivais mes résultats à Rio comme un deuil, mais je n’ai pas pensé arrêter parce que je n’avais pas atteint mon sommet.»

Malgré la déception du Brésil, Abel dit avoir retenu du positif. «Avant Rio, on m’identifiait comme la fille qui ramenait des médailles, souligne-t-elle. C’était mon identité. J’ai été très déçue, mais je n’échangerais mes deux quatrième position pour rien au monde. J’ai compris que je valais beaucoup plus que seulement des médailles. Je suis maintenant capable d’apprécier ma carrière au complet.»

Excitation

Après toutes les embûches reliées à la COVID, Citrini-Beaulieu est comblée de pouvoir disputer ses premiers Jeux. 

«C’est irréel, souligne-t-elle. Chaque jour au Village, je me dis wow. J’apprécie chaque moment parce que je travaille pour ça depuis 20 ans.»