Crédit : Photo Agence QMI, Joël Lemay

Alouettes de Montréal

Alouettes : Cranston en avant de Dequoy

Publié | Mis à jour

Avec le départ de Bo Lokombo, les Alouettes de Montréal se doivent de faire confiance à un nouveau maraudeur pour la campagne 2021.

Cette position névralgique en défensive demande plusieurs habiletés, mais surtout une grande intelligence pour analyser rapidement ce que l’attaque adverse se prépare à faire. 

Dès la deuxième journée du camp d’entraînement, le coordonnateur défensif Barron Miles a affirmé que Ty Cranston était le favori pour obtenir le poste de partant.

Une semaine plus tard, le Manitobain n’avait toujours pas perdu sa place au profit de la compétition, soit les Québécois Marc-Antoine Dequoy et Kerfalla Exumé, ainsi que du Britanno-Colombien Dominique Termansen.

«Barron aime les connaissances qu’il détient. Il a une bonne intelligence footballistique. Il travaille très fort et s’améliore grandement comme maraudeur», a affirmé l’entraîneur-chef Khari Jones à propos de Cranston, mardi.

«Nous allons voir, car il s’agit encore d’une compétition. Ty fait toutefois très bien et il démontre de belles choses.»

De l’expérience 

En plus de bien faire depuis le début du camp, Cranston a l’avantage d’être un membre des Alouettes depuis plus longtemps que ses rivaux québécois. Sélectionné en septième ronde du repêchage de 2017, l’athlète de 27 ans en sera à sa troisième campagne avec les «Moineaux» cette saison. Il a également déjà été en mesure de faire ses preuves comme maraudeur dans des situations de matchs et a eu un rôle important sur les unités spéciales.

«Nous parlons de Ty Cranston depuis un petit moment déjà. Ce qu’il y a de bien, c’est qu’il était avec nous en 2019. Quand notre maraudeur partant s’est blessé, il a pris sa place et obtenu de l’expérience. Ce n’était pas parfait, mais il a appris», a dit Jones.

De son côté, Cranston veut uniquement se concentrer sur son jeu à lui et non sur celui de ceux qui pourraient le déloger.

«Je suis ici pour gagner [le poste] et non le perdre, a-t-il clamé. Je peux seulement contrôler ce que je fais. Les entraîneurs prendront la décision, moi je ne peux que compétitionner et travailler avec ardeur tous les jours.»

«Je ne peux pas passer mon temps à m’inquiéter de perdre le poste. J’essaie d’être meilleur et de mettre l’épaule à la roue avec mes coéquipiers.»

De bons mots pour Dequoy 

Malgré l’avance flagrante que semble avoir Cranston, le pilote des «Als» n’est pas encore prêt à lui garantir la place de partant pour le 14 août, lorsque le club montréalais disputera son premier match contre les Elks, à Edmonton.

«La compétition n’est pas terminée. Marc-Antoine Dequoy est toujours dans la course, a affirmé Jones. Il court partout sur le terrain et fait ce qu’il a à faire. Il est bon et effectue des jeux. Nous sommes entre de bonnes mains à cette position.»

«La position que j’occupe présentement sur le “depth chart” ça ne me dérange pas. Ce n’est pas ça qui va définir où je vais jouer, c’est plutôt les jeux que je vais faire. Il faut avoir une bonne attitude», avait quant à lui exprimé Dequoy la semaine dernière.

Comme Cranston avant lui, il est probable que le produit des Carabins de l’Université de Montréal doive faire ses preuves sur les unités spéciales avant d’obtenir une chance en défensive. Jusqu’à maintenant, il est employé sur les dégagements et les bottés d’envoi.

«Comme joueur de première année, Marc-Antoine Dequoy m’impressionne. Il est tellement rapide. Il est encore en compétition en défensive, mais sur les unités spéciales, je suis vraiment content de l’avoir. Il est toujours le premier au plaqué», a exprimé son coéquipier Christophe Normand, un vétéran de six saisons dans la Ligue canadienne.