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Boxe

David Théroux croit en ses chances

Mathieu Boulay

Publié | Mis à jour

Pour la première fois depuis février 2020, Eye of the Tiger Management présentera vendredi un gala devant des spectateurs. Lors de cette soirée de boxe qui se déroulera à Shawinigan, les amateurs auront droit à une finale entre Yves Ulysse fils et David Théroux.

Au départ, l’affrontement entre les deux Québécois devait être la demi-finale de l’événement. Toutefois, en raison de la blessure à Sadriddin Akhmedov, il est devenu l’attraction principale de cette carte qui comprendra un total de six combats.

Sur papier, on peut penser que c’est un combat inégal. Lorsqu’il est en possession de tous les moyens, Ulysse fils est le meilleur boxeur de 140 lb au Canada. Toutefois, dans le passé, il a livré des performances qui n’étaient pas à la hauteur de ses standards.

«On ne sait pas quel Yves Ulysse jr sera devant moi dans le ring, a indiqué David Théroux dans une entrevue avec le “Journal de Montréal”. On y va avec la logique et on s’est préparés pour le meilleur Ulysse possible.»

«Lorsqu’il est au sommet de son art, il aime boxer à distance et il est dur à toucher. Il va tenter de marquer des points en esquivant mes contre-attaques. Je vais m’ajuster.»

«J’ai accepté ce combat parce que je sais que j’ai des chances de le gagner.»

Théroux et Ulysse se connaissent bien. Ils ont mis les gants ensemble à plusieurs occasions au cours des dernières années. Ils sont bien conscients des forces et des faiblesses de chacun.

«Je sais que je suis le négligé dans ce duel et j’aime bien ce rôle, a ajouté Théroux. Je ne parle pas beaucoup et je suis discret. Toutefois, nous sommes vraiment confiants.»

«Je peux rivaliser avec lui au niveau de la vitesse. Je suis capable d’être polyvalent dans un ring de boxe. Ceux qui pensent que ce sera un combat facile pour Junior pourraient devoir se raviser à la fin de la soirée.»

Pas la fin

Théroux ne voit pas ce duel comme une finalité. Même s’il s’incline, il voudra poursuivre sa carrière.

«La boxe est un drôle de monde, a-t-il précisé. Lorsque tu as une ou deux défaites, les gens pensent que tu es mûr pour la retraite. Je n’ai pas une longue carrière amateure et seulement 20 combats chez les pros.»

«Lorsqu’on regarde la liste de mes adversaires, je n’ai pas eu le parcours le plus facile. Si je perds contre le meilleur boxeur au Canada dans ma catégorie, c’est illogique de penser que ce serait la fin après.»

«Mon corps est encore capable de suivre et j’ai seulement 27 ans. Mon timing est revenu et mes réflexes sont encore bons. Ma puissance et ma tête sont encore là.»

Un bon camp

Peu de gens le savent, mais Théroux était très amoché lorsqu’il s’est présenté sur le ring contre Steve Claggett en novembre dernier. En raison de son inactivité des mois précédents, il avait subi plusieurs blessures qui ont hypothéqué son camp d’entraînement.

Pour ce combat contre Ulysse, la préparation de la fierté de Sorel-Tracy a été de meilleure qualité.

«Ça l’a été mieux, mais ce n’était pas encore idéal, a souligné Théroux. J’avais une contrainte d’entraîneurs alors que je ne pouvais pas travailler avec Rénald Boisvert. Il me l’avait annoncé dès le départ parce qu’Ulysse est son ancien protégé.»

«J’ai pu avoir une préparation physique pour un combat de 10 rounds, chose que je n’avais pas eue avant mon duel contre Claggett. Je suis prêt à tout.»