Crédit : Photo Agence QMI, Thierry Laforce

Alouettes de Montréal

Les Alouettes prêts à surmonter les obstacles

Thomas Litalien

Publié | Mis à jour

La joie et l’enthousiasme étant au cœur des thématiques abordées par les joueurs des Alouettes de Montréal en ce début de camp d’entraînement 2021, l’attention doit toutefois être dirigée vers les défis, qui s’annoncent nombreux.

Plusieurs joueurs de la Ligue canadienne de football (LCF) auront à reprendre leur rythme après une saison 2020 annulée. Pour Marc-Antoine Dequoy, c’est surtout une question d’adaptation. Le demi défensif avait été retranché du camp des Packers de Green Bay, dans la NFL, tout juste avant que la saison de la LCF ne soit annulée. Après une attente qui lui a semblé interminable, il peut quand même profiter de l’expérience de quatre semaines dont il a profité chez les professionnels.

«Vraiment, il y a une différence de calibre de l’université au professionnel. C’est l’adaptation. J’aime le niveau de jeu ici, j’aime la vitesse et je me sens à l’aise dans ce système-là. Je pense que ça va vraiment être la rouille, a-t-il affirmé en vidéoconférence, lundi. J’ai été chanceux d’avoir pu mettre l’équipement l’année passée avec les Packers, mais ça n’a pas vraiment été un camp complet. C’est juste revenir aux habitudes, dégourdir un peu tes jambes et retrouver tes repères.»

«J’ai appris comment être un pro. Tout est dans l’attitude et dans les petits détails, a-t-il ajouté. Que ce soit la LCF ou la NFL, c’est ton attitude. C’est la manière dont tu apportes les choses et ton sentiment d’appartenance. Si tu sens qu’on te doit quelque chose, déjà là, ce n’est pas bon en partant. J’ai appris avec cette mentalité-là et je l’applique à ma façon.»

D’ailleurs, il se dit parfaitement conscient d’où il se situe dans l’organisation.

«Tout est dans les détails. Tu ne laisses rien passer, parce que cette opportunité-là, de jouer avec cette équipe-là, combien de personnes veulent ça? Il faut rester humble face à ça, que tu chérisses ton expérience et tu ne peux pas t’asseoir sur tes lauriers.»

Préparation physique cruciale 

Dequoy insiste également sur l’importance de se préparer adéquatement pour une campagne qui sera encore plus dure à cause de la longue pause. «Il faut prendre soin de ton corps, parce que ton corps, c’est ton outil», a-t-il imagé.

De son côté, B.J. Cunningham préfère regarder le long terme. Le receveur a été blessé pendant le sixième affrontement des Alouettes de la dernière saison (en 2019) et a raté le reste de celle-ci. Il sait ce que ça fait d’être sur la touche.

«Le plus gros défi est de sortir du camp d’entrainement et être en santé. Du côté de l’exécution, on sait ce qu’on est capable de faire, donc c’est vraiment une question d’être en mesure d’éviter les blessures majeures. On doit surtout garder les gars en mouvement, que ce soit les vétérans ou les jeunes.»

«Ç’a fait très mal de ne pas pouvoir être là. Ça reste un sport d’équipe et c’est notre devoir d’être là les uns pour les autres, mais j’étais déçu de ne pas pouvoir contribuer en étant sur le terrain avec mes amis», a-t-il aussi déploré.

Heureusement pour lui, l’entraîneur-chef de l’équipe Khari Jones le considère en forme, ce qui est de bon augure. «Il paraît bien, il a pris du bon poids. Il se démarque, il fait toujours les bonnes choses au bon moment.»

Les Alouettes ont rendez-vous à Edmonton le 14 août pour y affronter les Elks en lever de rideau. C’est cette même équipe, alors évoluant sous le nom des «Eskimos» qui avait vaincu la formation montréalaise au premier tour éliminatoire 2019.