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Simon Lusignan: la poule aux oeufs d'or ou... l’université

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Âgé de seulement 18 ans, le lanceur Simon Lusignan compte parmi les espoirs québécois suscitant de l’intérêt. Il serait toutefois très étonnant que le jeune homme de Varennes parvienne à s’entendre avec une organisation en marge du repêchage du baseball majeur, qui se tient de dimanche à mardi.

«C’est sûr que si on m’offre un gros montant [comme boni de signature] et qu’on m’assure de payer mes frais de scolarité, je vais écouter, indique Lusignan, avec confiance. Mais si ce n’est pas la poule aux oeufs d’or qui se présente, je ne crois pas que je vais prendre cette opportunité.»  

D’abord développé au Québec, au sein du programme de sport-études à l’école secondaire De Mortagne, à Boucherville, Lusignan a d’autres plans en tête. Il bénéficie d’une bourse d’études pour se joindre à l’Université Stetson, en Floride. Reste à voir le rôle qu’on lui réservera avec les Hatters, qui évoluent dans la conférence Atlantic Sun, en première division de la NCAA.

«Je dois partir au début du mois d’août pour la Floride et le début de mes classes est prévu le 17 août», précise celui qui étudiera en sciences de la santé.

Deux autres Québécois prévoient également se retrouver à l’Université Stetson à compter du mois prochain, soit le joueur d’avant-champ Yohann Dessureault et le receveur Nicolas Deschamps. Les trois garçons doivent d’ailleurs partager un même appartement sur le campus universitaire.

Dans le cas de Lusignan, il convient que le choix d’aller à l’université est aussi logique dans l’optique où il a subi une blessure à son bras lanceur au cours de la récente année. Il fréquentait alors le programme des Dawgs d’Okotoks, en Alberta. Du coup, en plus des événements annulés en raison de la pandémie, il a forcément été plus difficile pour les recruteurs d'observer une quelconque progression.

«Je me concentre sur ma réhabilitation et ça va bien, assure-t-il. À Stetson, je serai bien encadré pour prendre soin de mon bras.»

L’aspect mental  

Mesurant 6 pi. 5 po, le lanceur droitier indique que sa poussée de croissance explique, en partie, ses récents maux de bras. Déjà, il a fait le nécessaire pour renforcer muscles et ligaments en gagnant de la masse, lui qui affiche maintenant un poids de 215 livres. Lusignan dit en avoir par ailleurs profité pour développer son aspect mental en lisant certains bouquins de psychologie sportive.

«Lancer au baseball, c’est 90% mental et 10% physique», note-t-il.

À l’Université Stetson, Lusignan doit rejoindre un établissement ayant vu se développer plusieurs excellents lanceurs, dont Jacob de Grom, Corey Kluber et le prometteur Logan Gilbert. Le jeune Québécois rêve évidemment de suivre leurs traces et atteindre le baseball majeur, mais chaque chose en son temps.