Euro 2020

L'Italie est en finale!

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Le CF Montréal a annoncé mardi après-midi avoir échangé le milieu de terrain Amar Sejdic à l’Atlanta United FC en retour d’une somme d’allocation générale qui pourrait atteindre 150 000 $ US.

Bien qu’annoncée mardi, la transaction sera officialisée mercredi par la Major League Soccer (MLS), date d’ouverture de la fenêtre de transfert secondaire dans la ligue.

Après un parcours relativement facile jusque-là, l’Italie a dû trimer dur pour obtenir sa qualification en finale de l’Euro, disposant de l’Espagne lors de la séance de tirs au but (4 à 2).

C’est un arrêt du gardien italien Gianluigi Donnarumma sur Alvaro Morata au quatrième tir espagnol qui a fait la différence. C’était alors 3 à 2 pour l’Italie dans cette séance.

Jorginho a envoyé son équipe en finale en marquant facilement contre un Unai Simon bluffé. Ce coup de pied a du même coup porté la séquence sans défaite de l’Italie à 33 matchs.

Les prolongations avaient été nécessaires en raison du pointage égal de 1 à 1 au terme des 90 minutes de temps de jeu régulier. Aucun but n’a été marqué dans les deux périodes additionnelles, où le jeu était plutôt décousu.

Mais dans les deux premières demies, les deux équipes se sont livré un match de haut vol qui a certainement ravi les amateurs de foot qui sont restés sur le bout de leur siège.

Remontée

Devant 60 000 spectateurs bruyants au stade Wembley de Londres, l’Espagne a pourtant largement dicté l’allure de la rencontre, surtout en première demie.

Les Espagnols ont conclu la rencontre avec 65 % de possession de la balle sans être en mesure de vraiment déranger Gianluigi Donnarumma.

Les Italiens ont été opportunistes en ouvrant le score à l’heure de jeu à la suite d’une relance à la main de Donnarumma. En quelques passes, la balle était dans la surface espagnole et Federico Chiesa a décoché une bonne frappe du pied droit.

L’Espagne a provoqué l’égalité à la 80e minute quand Alvaro Morata a inscrit son troisième but du tournoi en perçant la muraille italienne pour se retrouver seul devant Donnarumma.

C’était un but qui devait soulager Morata, qui a été la cible des partisans espagnols, faisant même l’objet de menaces de mort. En espérant que son raté lors de la séance de tirs ne ravive pas les tensions.

Au calme

Donnarumma a fait preuve de sang-froid lors de la séance de tirs de pénalité et il l’a confirmé après la rencontre.

«J’étais calme avant les tirs de pénalité parce que je savais que je pouvais aider l’équipe. Nous ne sommes plus qu’à un pas de notre rêve. L’Espagne est très forte, mais cette équipe italienne a fait preuve de courage, nous n’avons jamais abandonné.

«L’Espagne nous a causé beaucoup de problèmes avec leur possession, a poursuivi Donnarumma. Je pense toutefois que nous méritons de jouer cette finale, mais je ne veux pas en parler tout de suite, je veux d’abord profiter du moment. Nous y penserons quand ça sera le temps.»

Nous allons en parler pour lui, l’Italie va participer à sa première finale depuis 2012. Sa dernière victoire à l’Euro remonte à 1968.

«Nous voulions atteindre la finale même si peu de gens nous en croyaient capables avant le début du tournoi», a martelé le sélectionneur italien Roberto Mancini.

«Il y a des matchs où il faut souffrir, mais nous méritons d’être ici, a ajouté Mancini. Nous savions que ça serait difficile et l’Espagne nous a surpris en décidant de jouer sans attaquant. Mais notre groupe est incroyable, tout le monde voulait faire quelque chose de spécial et c’est ce que nous avons.»

Supérieurs

Malgré la défaite, les Espagnols ont gardé la tête haute. C’était notamment le cas de Sergio Busquets, qui n’a pas mâché ses mots.

«Tout le monde plaçait l’Italie comme grande favorite, mais nous avons démontré que nous étions supérieurs à eux.»

«Nous avons imposé les choses que nous voulions faire, a poursuivi Busquets. Nous avons contrôlé la balle en la récupérant rapidement lors des pertes. Je crois que de manière générale, nous avons été l’équipe dominante, mais le football est comme ça et nous pouvons féliciter l’Italie.»

Selon lui, ce parcours qui a mené l’Espagne en demi-finale va permettre aux jeunes joueurs d’accumuler une précieuse expérience.

«On a joué avec beaucoup de jeunes joueurs et cette expérience va leur donner beaucoup de confiance. Cette équipe sera de retour.»

On pourra donc dire que les Espagnols ont été à court de miracles, eux qui vivaient une période de prolongation pour la troisième fois en autant de matchs éliminatoires.

Ils s’étaient même tapé une séance de tirs au but en quart de finale contre la Suisse lors de laquelle Unai Simon avait été fumant avec deux arrêts.

Le héros du jour: Jorginho

Après un arrêt important de la part de Gianluigi Donnarumma, Jorginho s’est amené au point de pénalité et il a décoché un tir qui a complètement dérouté le gardien espagnol, Unai Simon, pour offrir une place en finale à son équipe.