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Canadiens de Montréal

CH: tout est encore possible selon les partisans

Erika Aubin et Roxane Trudel

Publié | Mis à jour

Les trois dernières défaites du Canadien n’ont pas complètement découragé les partisans, qui croient encore aux chances du Tricolore de revenir dans la série contre le Lightning de Tampa Bay et, qui sait, de remporter une 25e coupe Stanley.

François Vincent après avoir monté à genoux les marches de l’oratoire Saint-Joseph dans l’espoir de stimuler une victoire. 

«Ce n’est pas fini tant que ce n’est pas fini. Le Canadien a toujours sorti son meilleur hockey lorsqu’il était adossé au pied du mur», lance François Vincent, 40 ans.

Avec l’espoir qu’un miracle se produise, il a enfilé son chandail du Tricolore et des protège-genoux vendredi avant de gravir une à une les marches de l’oratoire Saint-Joseph.

«S’ils peuvent gagner encore un ou deux matchs afin de remplir et d’aider les bars et restaurants qui ont traversé une période difficile, ajoute-t-il. Je suis déjà content qu’ils soient rendus en finale. Qu’ils gagnent ou perdent, ils nous ont donné de beaux moments dont on avait grandement besoin.»

Au moins une victoire 

«On ne sait jamais ce qui peut arriver», philosophe Asad Razzaq en rappelant la longue et riche histoire de l’équipe.

Luis Fuentes, 23 ans, croit aussi à la victoire du Bleu-Blanc-Rouge lundi soir, qui pourrait changer l’allure de la série.

«C’est notre ville, on n’a pas le choix, dit-il. Ça fait longtemps en plus [depuis la dernière coupe Stanley, qui remonte à 1993]. On est dus.»

Il souligne au passage les nombreux défis surmontés par l’équipe depuis le début du tournoi éliminatoire.

«On y croit, c’est sûr», espère-t-il.

La dernière équipe à avoir surmonté un retard de 3 à 0 en finale de la Coupe Stanley est celle des Maple Leafs de Toronto en... 1942.

Ça prend un miracle 

Questionnés par «Le Journal», trois amis qui profitaient de la belle journée à la Place des Arts n’étaient pas du tout du même avis.

«Aucune chance qu’ils gagnent. On se fait laver demain soir», lance Christian Bellerive, 62 ans, d’un ton assuré.

«Moi, je suis confiant, lui répond son ami Jean-Claude Viau, 60 ans, en souriant. Leur entraîneur a changé de stratégie, donc je suis confiant.»

«Moi, je vous dis, je crois aux miracles!», ajoute-t-il, bon joueur.

Tous se raccordent sur un point : le Lightning de Tampa Bay est un défi de taille pour le Canadien.

«On s’est rendu en finale, on a déjà de quoi être fier», sourit René Gougeon, 65 ans.

Une confiance qui s’effrite... mais qui tient bon 

Plus les séries avancent et plus Simon Mailhot-Hébert, 23 ans, et Catherine Francœur, 22 ans, suivent le parcours du Canadien, espérant voir l’équipe remporter la coupe Stanley.

Mais avec trois défaites à leur feuille de route, leurs espoirs s’effritent. Le Tricolore a-t-il encore des chances de gagner lundi?

«Elle dit que non, moi, j’y crois encore. La première ronde contre les Leafs, ça avait été la même chose et Carey Price s’était réveillé, alors j’y crois, ou du moins, j’espère! C’est peut-être de la confiance aveugle, par contre», explique le jeune homme en riant.

«Le Lightning est vraiment fort», ajoute sa copine, pas tout à fait convaincue.

Fières du Tricolore 

Qu’ils en sortent gagnants ou pas, le Canadien a de quoi être fier de sa saison, soulignent Johanne Trudeau, 60 ans, et sa petite-nièce Evany St-George, 18 ans.

«C’est déjà bien qu’ils se soient rendus en finale! Ç’a tellement pris de temps! Ça, c’est déjà une victoire! C’est hyper motivant», lance la jeune femme en souriant. Malgré tout, sa tante croit fermement qu’ils peuvent remporter la partie de lundi soir.

«Bien oui, ils ont des chances de gagner! Je ne sais pas s’ils vont gagner la coupe parce que le Lightning est très fort, mais ça serait le fun qu’ils gagnent», dit-elle.

Celle qui a été élevée dans une famille partisane du CH en suivant Maurice Richard estime qu’au moins, s’ils ne remportent pas la coupe cette année, ça augure bien pour l’année prochaine.

«Il y a des jeunes là-dedans. Ils sont fringants, ils veulent. Ils ont de l’énergie», conclut-elle.