Bianca Andreescu mord la poussière à Wimbledon

Mathieu Boulay
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Bianca Andreescu traverse une mauvaise séquence et ça s’est poursuivi au premier tour de Wimbledon, mercredi. Elle a subi un revers sans appel de 6-2 et 6-1 contre la Française Alizé Cornet.
La Canadienne, qui était la cinquième favorite du tournoi, n’a jamais vraiment été dans le coup dans ce match. La confiance n’était pas au rendez-vous. En fait, rien n’a fonctionné.
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Ses 34 fautes directes expliquent bien le type de rencontre qu’elle a connu. Quant à Cornet, elle a obtenu seulement sept fautes directes.
Le jeu de la septième raquette mondiale n’a pas été à la hauteur de son aînée qui était en grande forme sur le court.
«J’ai connu un bon début de match, a analysé Bianca Andreescu lors de son point de presse. On avait de bons échanges et je jouais de façon intelligente. Je servais bien.
«Je crois que j’ai bien servi durant tout le match. C’est un point positif. Par contre, à un certain moment, elle est passée à une autre vitesse, à un autre niveau. Moi, je suis demeurée au même niveau qu’au début du match.»
Le duel s’est joué avec un pointage de 2-2 en première manche. Andreescu a été brisée au service par Cornet après une double faute.
À compter de ce moment, l’ancienne championne des Internationaux des États-Unis n’a plus été la même. Elle a nouveau été brisée par la Française deux jeux plus tard. Encore une fois, elle a offert ce long jeu sur un plateau d’argent.
Cornet n’en demandait pas tant et elle a pu savourer une première victoire à Wimbledon depuis 2016 où elle s’était inclinée au troisième tour.
«Honnêtement, elle (Cornet) a très bien joué. Elle a pris le contrôle dès le départ. Elle a mieux servi aujourd’hui que la dernière fois où nous nous sommes affrontés. En première manche, j’ai eu plusieurs balles de bris et de points pour garder mon service, mais je n’en ai pas profité.»
Grosse commande
Andreescu devra retrouver ses moyens rapidement avec la saison sur surface dure qui s’amorcera dans les prochaines semaines.
Elle aura 3900 points de classement à défendre pour conserver son classement mondial. L’athlète de 21 ans devra notamment défendre ses titres aux Internationaux des États-Unis, à Montréal et à Indian Wells. Une grosse commande.
Si elle subit des éliminations rapides à ces événements, sa chute au classement de la WTA pourrait être vertigineuse. Et les comparaisons avec Eugenie Bouchard pourraient refaire surface.
La pression sera très forte sur ses épaules. On verra de quel bois elle se chauffe.
Avant de penser à cette tâche, elle devra trouver un entraîneur afin qu’elle puisse recevoir certains conseils entre les matchs et les tournois. À Wimbledon, elle n’en avait pas.
«Ce qui me manque de la présence d’un entraîneur, c’est la structure. Je sais comment jouer au tennis et à quoi mon jeu doit ressembler.»
«Ce qui est agréable, c’est d’avoir l’opinion de quelqu’un d’autre. Ça peut aider parfois», a précisé Andreescu, qui va s’occuper de ce dossier dans les prochains jours.
Fernandez ne fait pas le poids
Plus tard, l’autre Canadienne en lice, Leylah Fernandez, a été éliminée de façon expéditive par la Lettone Jelena Ostapenko.
Fernandez a perdu 6-1 et 6-2 dans un duel qui a duré moins d’une heure. Ostapenko, une ancienne championne de Roland-Garros, n’a laissé aucune chance à la Québécoise.
Comme on le dit souvent, les jeunes joueuses ont besoin d’affronter de grosses pointures pour les aider à poursuivre leur développement. Fernandez, âgée de 18 ans seulement, est en train de vivre ce passage obligé.