Euro 2020

La Suisse remporte un match de FOUS!

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On a eu droit à une journée complètement folle lundi à l’Euro, avec deux matchs ponctués de 14 buts qui se sont rendus en prolongation et qui ont entraîné une victoire surprise de la Suisse sur la France et un gain de l’Espagne contre la Croatie.

Championne du monde en titre, la France est tombée aux mains de la Suisse, qui l’a emporté 5 à 4 lors de la séance de tirs au but après une égalité de 3 à 3 au bout des deux périodes de prolongation.

Les neuf premiers tireurs avaient marqué quand Kylian Mbappé s’est présenté devant Yann Sommer, qui a plongé sur sa droite pour faire l’arrêt qui a permis à son équipe d’atteindre les quarts de finale pour la première fois de son histoire. Ça se passera contre l’Espagne vendredi.

Les Suisses ont surpris en marquant au quart d’heure de jeu par l’entremise de Haris Seferovic. Le match a pris une nouvelle tournure quand Hugo Lloris a sorti un petit miracle et a stoppé Ricardo Rodríguez sur un tir de pénalité en deuxième demie.

Karim Benzema s’est mis en marche en marquant deux buts en deux minutes (57e et 59e). On pensait bien que Paul Pogba avait scellé l’issue de la rencontre (75e), mais la Suisse n’avait pas dit son dernier mot. Seferovic a inscrit son second de la journée (81e), puis Mario Gavranovic (90e) a remis les compteurs à zéro. En prolongation, les deux équipes ont eu des occasions sans pouvoir les convertir.

Les sentiments divergeaient selon le camp dans lequel on se trouvait après la rencontre.

«Kylian Mbappé est incroyablement triste [...], mais personne ne peut lui en vouloir parce qu’il a pris la responsabilité de faire le cinquième tir», a indiqué le sélectionneur français Didier Deschamps.

«Nous avons fait le nécessaire pour prendre l’avance 3 à 1, puis nous avons témoigné des signes de faiblesse, quelque chose d’inhabituel pour nous», a poursuivi Deschamps.

Auteur de l’arrêt sur le dernier tir de la séance, le gardien suisse exultait.

«Quel match ! Quelle soirée de football ! C’est incroyable, nous avons joué avec cœur et caractère», a dit Sommer.

Même scénario

Plus tôt dans la journée, on a eu droit à un scénario similaire quand l’Espagne, en avant par 3 à 1 avec cinq minutes à jouer, a vu la Croatie remonter avec deux buts pour provoquer la prolongation.

Les Espagnols l’ont finalement emporté 5 à 3 grâce à deux buts en trois minutes d’Alvaro Morata (100e) et de Mikel Oyarzabal (103e).

Le match avait bien mal commencé pour les Espagnols avec une passe en retrait de Pedri qui a été mal reçue par le gardien Unai Simon, qui a vu le ballon entrer dans son filet.

Les Espagnols ont créé l’égalité par l’entremise de Pablo Sarabia (38e), puis César Azpilicueta (57e) et Ferran Torres (77e) semblaient avoir mis le match hors de portée.

Une leçon

Mais les Croates n’ont rien lâché et Mislav Orsic (85e) a ravivé les espoirs et a fourni une passe parfaite à Mario Pasalic, qui a créé l’égalité d’une belle tête dans les arrêts de jeu (90 +2).

Le sélectionneur espagnol, Luis Enrique, a pris la défense de son gardien.

«Unai a donné une belle leçon à tous les enfants du monde. Le football est composé d’erreurs et sa réaction, en faisant de grands arrêts, explique pourquoi nous avons autant confiance en lui.

«J’ai vécu beaucoup de matchs intenses en tant que joueur et entraîneur, mais celui-ci avait un peu de tout», a-t-il ajouté.

Lucide

Dans le camp croate, Luka Modric a été très lucide dans ses commentaires.

«On a pris l’avance sur un but chanceux et après ils ont été meilleurs, au moins pendant les 60 premières minutes. Quand nous avons commencé à attaquer un peu plus, nous avons mieux joué et avons créé des chances et c’est en montrant de la qualité et du caractère que nous avons créé l’égalité.»

Un duel entre vieux rivaux

On a droit à un match très intéressant entre deux rivaux de toujours pour amorcer la journée avec un affrontement entre l’Angleterre et l’Allemagne au stade de Wembley, à Londres.

Les Anglais ont été presque parfaits en phase de groupe avec une fiche de deux victoires et un verdict nul.

Ils ont également récolté trois jeux blancs, mais ils n’ont marqué que deux petits buts. Il y a donc beaucoup de pression sur Harry Kane, qui est la locomotive de cette attaque en dormance.

Le sélectionneur Gareth Southgate tente toutefois de diminuer les contraintes autour de son joueur phare en répartissant les tâches parmi tous ses attaquants.

Transition

Coincée dans le groupe F, l’Allemagne a connu une phase de groupe mi-figue, mi-raisin avec un dossier d’une victoire, un revers et un verdict nul.

Tout est une question de trouver du rythme pour cette sélection qui se retrouve un peu entre deux âges.

En effet, on est en transition après le départ de nombreux piliers. Cette présence en huitième de finale est déjà une bonne nouvelle pour la Mannschaft.

D’un côté, on a l’Angleterre, qui marque peu et ne cède pas, et de l’autre, on a l’Allemagne, qui a inscrit six buts et en a accordé cinq en trois matchs.

La suite du rêve

Dans l’autre match du jour, la Suède affronte l’Ukraine et elle va tenter de poursuivre son parcours de rêve en remportant un match à élimination directe pour la première fois de son histoire.

Les Suédois, rappelons-le, sont privés de Zlatan Ibrahimovic, mais ils sont tout de même parvenus à finir au sommet du groupe E devant l’Espagne et la Pologne, notamment.

Les Suédois ont remporté deux victoires et fait match nul avec un jeu défensif abouti et un effort mesuré en attaque. Face à eux, l’Ukraine est entrée par la petite porte arrière avec une troisième place décevante dans le groupe C, ne remportant qu’une seule victoire et subissant deux revers.

Le héros du jour : Karim Benzema

Il a marqué deux magnifiques buts en l’espace de seulement deux minutes pour transformer un recul de 1 à 0 en une avance de 2 à 1.

Malheureusement pour lui, ça n’a pas été suffisant pour l’équipe de France, mais pour sa touche magique sur son premier but, il mérite une ovation.