Canadiens de Montréal

CH: place à la finale!

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Les Canadiens de Montréal et le Lightning de Tampa Bay s'affronteront, ce soir, lors du premier match de la finale de la Coupe Stanley, au Amalie Arena.

La rencontre est présentée à TVA Sports et TVA Sports direct, dès 20h. Vous pouvez en ce moment voir l'avant-match.  

Pour en arriver là, le CH a dû vaincre les Maple Leafs de Toronto, les Jets de Winnipeg et les Golden Knights de Vegas. De son côté, le Lightning a dû s'imposer devant les Panthers de la Floride, les Hurricanes de la Caroline et les Islanders de New York.

Voici neuf duels à surveiller lors de cette finale.

Carey Price | Andreï Vasilevskiy     

«Il n’y a rien d’autre à dire. Vasi est le meilleur au monde pour une raison. Il est la force tranquille de notre équipe.» Vasi, c’est Andreï Vasilevskiy. Celui qui le décrivait comme le gardien le plus dominant, c’est Steven Stamkos. Le capitaine du Lightning a offert une assertion qu’on entend souvent dans le vestiaire du Canadien. Mais, à Montréal, les joueurs du Canadien diront que le meilleur de la profession, c’est Carey Price. Vasilevskiy a gagné la coupe Stanley l’an dernier en plus de graver son nom sur le trophée Vézina. Il est encore finaliste à ce prestigieux titre cette année. Price, quant à lui, a déjà remporté le Vézina en 2015, en plus des trophées Hart et Ted-Lindsay. Depuis le début des séries, Price a une moyenne de 2,02 avec un taux d’efficacité de ,934. Pour Vasilevskiy, les chiffres sont semblables à 1,99 et ,936.

Shea Weber | Victor Hedman     

Un duel entre deux colosses. Deux géants qui passeront beaucoup de temps sur la surface glacée. Weber mène le CH avec un temps de jeu moyen de 25 min 38 s ; Hedman mène le Lightning avec un temps de jeu moyen de 24 min 42 s. À 35 ans, Weber découvrira pour une première fois la réalité d’une finale. Il n’a pas de grandes statistiques offensives depuis le début des séries, avec 4 points (1 but, 3 passes) en 17 matchs, mais il est un roc à la ligne bleue du Tricolore aux côtés de Ben Chiarot. À 30 ans, Hedman en sera déjà à une troisième expérience en finale. Le gagnant du trophée Conn-Smythe l’an dernier a encore un bon parcours en séries avec 16 points (1 but, 15 passes) en 18 rencontres.

Nick Suzuki | Brayden Point     

Un centre de 21 ans contre un centre de 25 ans. Suzuki a moins d’expérience, mais il joue un rôle identique à celui de Point. Les deux ont comme mission de patrouiller le trio le plus offensif de leur équipe. En 17 matchs, Suzuki a récolté 13 points (5 buts, 8 passes). Très créatif, intelligent et pas frileux du jeu robuste, le numéro 14 du CH forme un très bon trio aux côtés de Toffoli et Caufield. Il y a un peu moins d’un an, Point a terminé au deuxième rang pour l’obtention du trophée Conn-Smythe. Dans les bulles de Toronto et d’Edmonton, il avait obtenu 33 points (14 buts, 19 passes) en 23 matchs. À l’image de l’an dernier, le centre originaire de Calgary a encore une fois des statistiques à faire rêver, avec 14 buts et 20 points en 18 matchs.

Phillip Danault | Nikita Kucherov     

Auston Matthews, Mitchell Marner, Blake Wheeler, Kyle Connor, Mark Stone et Max Pacioretty. Depuis le début des séries, Danault a servi d’ombrage aux gros attaquants des équipes adverses. Et il a réalisé son boulot à merveille. Pour la finale de la Coupe Stanley, le numéro 24 aura encore un mandat périlleux ; probablement le plus difficile. Il cherchera à ralentir l’unité de Palat, Point et Kucherov. Opéré à une hanche, Kucherov a fait un retour par magie pour le début des séries. À son premier match après une absence de plusieurs mois, le Russe a marqué un but et ajouté deux passes contre les Panthers. Il n’a jamais ralenti depuis ce jour. Il se trouve au sommet des marqueurs en séries, avec 27 points (5 buts, 22 passes) en 18 matchs.

Cole Caufield | Steven Stamkos     

Un jeune loup de 20 ans contre un capitaine de 31 ans. Il y a un immense contraste entre ces deux joueurs. Caufield en est toujours à ses premiers pas dans la LNH, avec une expérience de dix matchs en fin de saison et de 15 matchs depuis le début des séries. Stamkos, lui, a plus de 800 matchs derrière la cravate et 89 autres en séries. Mais s’il y a une ressemblance entre les deux joueurs, c’est qu’ils sont des marqueurs naturels. Caufield, le gagnant du Hobey-Baker, a déjà montré qu’il pouvait marquer des buts à un bon rythme comme il le faisait avec les Badgers du Wisconsin. En uniforme pour un seul match des séries l’an dernier avec le Lightning, Stamkos est de retour au cœur de l’attaque des siens avec 17 points (7 b, 10 p) en 18 matchs.

Jeff Petry | Mikhaïl Sergachev     

Petry représente l’un des très bons coups de Marc Bergevin. Le 2 mars 2015, Bergevin a fait l’acquisition de Petry des Oilers d’Edmonton contre un choix de 2e tour et un choix de 5e tour au repêchage de 2015. Sergachev est aussi le fruit d’une transaction du DG du CH. Mais il a pris le chemin inverse, passant du Tricolore au Lightning en retour de Jonathan Drouin. À Tampa, le 9e choix au total au repêchage de 2016 joue maintenant un rôle déterminant. Depuis le début des séries, il domine son équipe avec 39 tirs bloqués et il est troisième pour les mises en échec (47). Jon Cooper l’utilise pour un peu plus de 22 minutes, principalement aux côtés de David Savard. Dans le cas de Petry, il est rapidement revenu au jeu malgré une blessure à la main droite.

Joel Edmundson | Ryan McDonagh     

Edmundson et McDonagh sont deux maîtres dans leur propre territoire. Dans l’ombre des Weber, Petry et Chiarot, Edmundson vaut son pesant d’or. S’il n’est pas reconnu pour son jeu offensif, il vient au premier rang chez les défenseurs du CH, avec six points (6 passes) depuis le début des séries. À l’image d’Edmundson, McDonagh représente un modèle de constance du côté du Lightning. L’ancien choix de 1er tour du Tricolore en 2007 n’a pas peur de se sacrifier pour le bien de son équipe. Lors du septième match contre les Islanders, l’Américain de 32 ans a bloqué cinq tirs. Yanni Gourde a d’ailleurs marqué l’unique but de cette rencontre quelques secondes après un tir bloqué par le numéro 27 en territoire défensif.

Brendan Gallagher | Alex Killorn     

Un ailier droit contre un ailier gauche. Ils risquent de se retrouver assez souvent au cercle des mises en jeu. Il y a aussi des chances qu’ils se chamaillent. Les deux ailiers ont du caractère. Gallagher a un impact offensif assez modeste, avec cinq points en 17 matchs, mais il a des responsabilités importantes contre le meilleur trio de l’équipe adverse. Utilisé sur le flanc gauche avec Anthony Cirelli et Stamkos, Killorn est l’une des nombreuses cartouches offensives de Jon Cooper, avec 17 points (8 buts, 9 passes) en 18 rencontres. À l’instar de Gallagher, l’ailier de 31 ans a un don pour insuffler une bonne dose de courage à ses coéquipiers.

Jesperi Kotkaniemi | Yanni Gourde     

Le troisième centre du CH contre le troisième centre du Lightning. Un peu trop discret cette saison avec cinq buts en 56 matchs, Kotkaniemi a marqué autant de buts en séries, mais en seulement 16 rencontres. «J’aime gagner. Quand tu marques des buts en séries, ça peut aider.» C’est de cette façon que le 3e choix au total au repêchage de 2018 a expliqué sa production offensive à la hausse en séries. Dans le camp du Lightning, Gourde mène le trio d’énergie avec Blake Coleman et Barclay Goodrow. Si Gourde était déjà à Tampa depuis 2016-2017, Coleman et Goodrow ont contribué à changer l’image de l’équipe l’an dernier, en procurant plus de papier sablé à l’équipe. En 18 matchs depuis le début des séries, Gourde a obtenu 6 points (5 buts, 1 passe).