Crédit : Photo d'archives, Andre Viau

Canadiens de Montréal

Un air de déjà vu pour Patrick Roy

Publié | Mis à jour

Patrick Roy n’hésite pas trop longtemps lorsqu’un collègue lui demande s’il voit des similitudes entre le Canadien de 2021 et celui de 1993, dont il faisait partie. «Vraiment!» lance-t-il.

En 1993, Roy avait connu des séries du tonnerre, terminant avec un dossier de 16-4, une moyenne de buts alloués de 2,13 et un pourcentage d’arrêts de 0,929.

Ses prouesses avaient non seulement permis au Tricolore de mettre la main sur la 24e coupe Stanley de son histoire, mais il avait aussi reçu le trophée Conn-Smythe remis au joueur le plus utile des séries.

En confiance avec Price

Les comparaisons avec le Carey Price de cette année sont donc difficiles à ignorer, il le reconnaît lui-même.

«Carey Price joue du très gros hockey, a convenu Roy. J’ai lu une de ses déclarations récemment dans laquelle il disait qu’il avait du plaisir à jouer et qu’il vivait les plus beaux moments de sa carrière. C’est le fun de voir ça. Quand tu as un gars comme lui devant le filet, ça amène beaucoup de confiance au groupe. C’est certain qu’il y a des rapprochements à faire avec la coupe de 1993.»

«Un peu comme tout le monde, je suis surpris de les voir en finale, surtout après avoir tiré de l’arrière 3 à 1 contre Toronto. C’est tout à leur honneur d’avoir réussi ce tour de force. Les gens sont excités et c’est le fun pour le Québec de voir le club en finale. Ça va amener beaucoup de frénésie dans la province.»

Depuis le début des présentes séries, Price affiche une moyenne de buts alloués de 2,02 et un taux d’efficacité de ,934.

Pour Roy, avec du recul, Marc Bergevin a vu juste en faisant l’acquisition de certains vétérans comme Eric Staal et Corey Perry, mais aussi en ajoutant du poids à la ligne bleue de l’équipe.

Bâtis pour les séries

«Le Canadien est une équipe plus grosse physiquement que les autres à la défensive. Ça les a bien servis jusqu’à maintenant. C’est aussi une équipe capable de s’ajuster à n’importe quel style de jeu. C’est un peu ça, un club de séries. On regarde les ajouts de Staal, Perry qui jouent des rôles importants dans l’équipe, tout comme Shea Weber et Joel Edmundson. Présentement, je trouve qu’ils ont un bon mélange de jeunes et de vétérans. Les jeunes, comme KK [Jesperi Kotkaniemi] et Nick Suzuki performent bien.»