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Canadiens de Montréal

«Il n’est pas dans notre tête»

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En 2018, c’était contre John Gibson, Martin Jones, Connor Hellebuyck et Braden Holtby. En 2019, c’était contre Martin Jones. En 2020, c’était contre Corey Crawford, Jacob Markstrom et Thatcher Demko ainsi qu’Anton Khudobin. En 2021, c’était contre Cam Talbot et Philipp Grubauer. Mais depuis le début de la demi-finale, les Golden Knights ont une autre sorte de bête dans les pattes en Carey Price.

Depuis le début des séries, Price a transporté les Canadiens avec de brillantes performances. Au premier tour des séries, l’homme masqué du CH a clairement joué dans la tête des deux canons des Maple Leafs, Auston Matthews et Mitchell Marner. En sept matchs, Matthews a déjoué Price une seule fois, alors que Marner n’a pas marqué. 

Au deuxième tour des séries, Price a fait le même tour aux gros noms des Jets. Après la suspension de Mark Scheifele, les Blake Wheeler, Kyle Connor, Pierre-Luc Dubois et Nikolaj Ehlers ont frappé un mur avec de grosses jambières.

Après deux matchs et une égalité de 1 à 1 dans cette série, les Golden Knights n’ont pas peur de vivre le même phénomène. Ils ont inscrit six buts en deux rencontres, mais un seul but est provenu du bâton d’un attaquant (Mattias Janmark).

Questionné pour savoir si Price avait le talent pour jouer dans la tête des meilleurs attaquants de l’équipe adverse, Jonathan Marchessault a répondu par la négative.

«Non, je ne pense pas», a dit Marchessault à la veille du troisième match, mais d’un premier sur la glace du Centre Bell. «Dans le passé, on a rencontré de très bons gardiens. Carey est un des meilleurs gardiens de la LNH depuis belle lurette.»

«Sincèrement, c’est un très bon gardien, mais il n’est pas dans notre tête, a-t-il poursuivi. On a joué deux matchs, mais on peut déjà marquer contre lui. Personnellement, j’aimerais marquer le plus rapidement possible pour aider mon équipe à gagner des matchs. On sait ce qu’on doit faire. Il faut juste l’exécuter.»

Peter DeBoer a toutefois apporté un son de cloche un peu différent.

«Il a cette capacité [jouer dans la tête des rivaux], il l’a fait dans les séries précédentes, a expliqué l’entraîneur en chef des Golden Knights. C’est à nous de nous assurer qu’il ne le fera pas. C’est un gardien élite comme l’étaient Cam Talbot et Philipp Grubauer. Mais il est juste un morceau de leur équipe, un morceau de leur identité, qui fait du CH une équipe difficile à affronter.»

Les Golden Knights ont marqué quatre buts dans le premier match et deux autres dans la deuxième rencontre. Mais Price a aussi volé plusieurs buts à ses rivaux. Mark Stone et Alec Martinez rentrent dans la catégorie des victimes du numéro 31.

Un voyage d’affaires 

De retour au Canada pour une première fois cette saison, les Knights ont rappelé qu’ils n’auront aucune difficulté à vivre dans une forme de bulle en raison des restrictions sanitaires plus strictes au Québec qu’au Nevada.

«Pour nous, c’est un voyage d’affaires, a souligné Marchessault. On ne vient pas ici en vacances. On est là pour faire le travail, on va commencer vendredi, et on doit revenir à notre plan, pas juste pour 40 minutes. On aura besoin de connaître un bon départ.»

Blessé au haut du corps et absent lors du deuxième match, le centre Chandler Stephenson représentera un point d’interrogation pour le troisième match.

«On l’évalue sur une base quotidienne», a répliqué DeBoer.

DeBoer ne jouera toutefois pas la carte d’une grande malchance avec Stephenson, qui occupait le siège de premier centre aux côtés de Stone et de Max Pacioretty.

«C’est un test pour la profondeur, a-t-il noté. Mais il n’y a pas de différence pour le CH. Ils ont joué le premier match sans Jeff Petry et Jon Merrill. En séries, tu joues toujours avec des blessés. Tu dois faire face à cette réalité. Au premier tour, nous avons joué sans Max Pacioretty jusqu’au 7e match. On a aussi eu [Brayden] McNabb sur la liste COVID-19 contre le Colorado.»