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CH-Knights: rien n'est joué encore

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Le Canadien de Montréal a encore toutes les chances de son côté sur la table dans sa série contre les Golden Knights de Vegas et ne doit pas se laisser abattre par le résultat du premier match, estime l’analyste de la chaîne TVA Sports Patrick Lalime.

Au cours de leur plus récent balado «Sur la passerelle», l’ancien gardien et son collègue, le descripteur Félix Séguin, ont discuté de la deuxième partie de la demi-finale de la coupe Stanley prévue mercredi à 21 h, rencontre qui sera diffusée sur les ondes de TVA Sports. Selon Lalime, les hommes de l’entraîneur-chef Dominique Ducharme doivent se rappeler de leurs bons coups, aussi peu nombreux soient-ils, de la rencontre initiale s’étant conclue par un revers de 4 à 1, lundi. 

«Je disais avant le match que Vegas allait être surpris par la façon de jouer du Canadien depuis le début des séries. Quand j’ai vu les 10-15 premières minutes, [...] j’ai vu une équipe qui rivalisait avec Vegas. On a eu les meilleures chances de marquer, on dominait la période. Et je pense que c’est à cela que le Canadien doit s’accrocher. Il a initié les choses, a sorti avec beaucoup d’énergie, était dans le visage de l’adversaire qui n’avait pas de temps et d’espace. Il étouffait les Golden Knights, a-t-il souligné. Je ne veux pas me laisser emporter par le pointage final et je suis encore positif.» 

Aussi, Séguin a pour sa part fait le parallèle avec la série de premier tour face aux Maple Leafs de Toronto, qui étaient bien en contrôle après quatre rencontres avant de voir le Tricolore rebondir avec trois gains de suite. Maintenant, il s’attend à ce que la formation montréalaise fasse mieux. 

«Là, on a joué le premier match. Il y avait le décalage horaire, le long repos, la foule intimidante et les Golden Knights, une équipe qu’on n’avait pas vue. Il n’y a plus d’éléments de surprise. On va retenir ce qu’on a fait de bien et on va laisser faire ce qu’on ne peut contrôler», a-t-il dit. 

Fondations solides 

Par ailleurs, les deux hommes sont revenus sur les raisons des succès instantanés des Golden Knights, une concession ayant pourtant amorcé sa première saison en 2017-2018. Pour eux, il ne fait aucun doute : le choix de leur actuel gardien numéro 1 au repêchage d’expansion a été un catalyseur vers la victoire. 

«Ils ont sélectionné les bons joueurs et le premier geste qu’ils ont fait, avec Marc-André Fleury, a créé une fondation solide. Il avait déjà donné un bon spectacle, la coupe Stanley à trois occasions. C’était un gars apprécié dans le vestiaire et dans la communauté, a expliqué Lalime. Et après ça, ils ont bâti leur équipe. Je pense que l’identité [de celle-ci] se rapproche de Marc-André Fleury et de ce qu’il dégage.» 

«C’est la façon dont on a bâti cette équipe, à coups de transaction. Il y a eu un excellent repêchage d’expansion, l’arrivée de l’excellent joueur autonome Alex Pietrangelo. On a rapidement offert un produit sur la glace. Il n’y a pas de phase de reconstruction, on ne passe pas plusieurs années dans les bas-fonds de la ligue pour en arriver un jour à être parmi les meilleurs», a de son côté affirmé Séguin.