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Une place «GSP» inaugurée à Saint-Isidore

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Georges St-Pierre a toujours été fier de dire qu’il était originaire de la municipalité de Saint-Isidore. Mercredi, la communauté où il a grandi lui a rendu un hommage bien senti alors qu’elle a inauguré la place «GSP» à quelques mètres de l’hôtel de ville.

Voyez sa longue entrevue avec Jean-Charles Lajoie dans la vidéo ci-dessus.

L’ancien combattant de l’UFC a maintenant une statue en bronze à son effigie bien en évidence. Une oeuvre très réussie de la conceptrice-sculptrice Tali Lévesque.

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Autour de celle-ci, un montage de pierres en forme d’octogone a été aménagé avec des fleurs. Au sol, on retrouve huit mots qui ont été des clés dans la carrière de St-Pierre: générosité, honneur, créativité, famille, persévérance, sagesse, intégrité et respect.

Ce sont les mêmes mots qui étaient inscrits sur les murs du gymnase privé de «GSP» où il tenait ses séances de sparring. Ils définissent bien l’homme et l’athlète.

«Je suis content parce que les gens vont pouvoir prendre une photo avec ma statue lorsqu’ils vont venir à Saint-Isidore, a mentionné Georges St-Pierre quelques minutes après le dévoilement. De me voir en position de combat, c’est très représentatif. C’est vraiment moi.

«Elle est vraiment parfaite. Je vais arrêter souvent lorsque je vais revenir ici. C’est un honneur qui est plus grand que mon introduction au Temple de la renommée de l’UFC.»

St-Pierre revient à Saint-Isidore sur une base régulière pour souper avec ses parents à la maison familiale.

«C’est une tradition. C’est quelque chose d’important pour moi. C’est ma fondation. Ce sont eux qui m’ont supporté depuis le début. C’est la même chose pour ma communauté.»

Son mets favori lorsqu’il débarque chez ses parents ? De la tourtière avec du ketchup. C’est un incontournable.

Réticent au départ

St-Pierre a toujours été humble même pendant les périodes où il était au sommet de son art. Lorsque le maire de Saint-Isidore, Sylvain Payant, lui a présenté le projet, il n’a pas sauté de joie comme on pourrait le penser.

«Au début, j’étais un peu réticent dans ce projet-là. Je n’ai jamais voulu mettre ma vie privée sur la place publique. J’étais dans une business où il faut faire mal à l’autre et ça peut devenir personnel à certains moments.

«Lorsque tu exposes ta famille, les adversaires peuvent s’en servir contre toi s’ils voient que leurs attaques ne t’affectent pas.»

Toutefois, à l’approche de ses 40 ans, il s’est mis à réfléchir sur l’héritage qu’il souhaitait léguer à sa communauté.

«Tu te poses la question pour savoir quelle marque tu veux laisser et ce que tu peux faire de bien pour inspirer les gens. Avoir sa statue, ça me fait penser à Rocky.

«C’est un rêve qui devient réalité. J’espère que ça va être un symbole qui va pouvoir inspirer les générations à venir même lorsque je ne serai plus là.»

Pas une victime

La cérémonie s’est tenue devant plusieurs membres de la famille de «GSP», dont ses parents Pauline et Roland. Ceux-ci étaient, encore une fois, très fiers de leur fils.

Ils se souviennent encore très bien des moments heureux et moins heureux durant son enfance. On se souvient qu’il a été victime d’intimidation à son école primaire.

«Je ne me suis jamais considéré comme une victime, a mentionné St-Pierre en indiquant l’endroit où était située son école primaire de l’époque. Je ne me suis jamais plaint par rapport à ma situation.

«En voyageant à travers le monde, je me considère chanceux d’avoir pu grandir au Québec et au Canada dans un système où il y a toujours de l’espoir. Si je m’étais apitoyé sur mon sort, je ne serais jamais arrivé où je suis. Tout est possible.»