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Crédit : AFP

Renaud Lavoie

Un désavantage marqué pour les Canadiens

Un désavantage marqué pour les Canadiens

Renaud Lavoie

Publié 09 juin
Mis à jour 09 juin

Au Québec, 77 % de la population de 12 ans et plus a été vaccinée contre la COVID-19. Pas besoin d’être un grand savant pour comprendre pourquoi on assiste à une chute vertigineuse des cas positifs dans la province. 

Nous sommes 8,5 millions au Québec et il n’y a eu que 178 nouveaux cas répertoriés hier. Donc, les efforts des Québécois ont été magistraux au cours des derniers mois pour vacciner les citoyens et lancer le message à la Santé publique que lesdits efforts méritent d’être récompensés. 

Si on regarde le nombre de cas positifs aujourd’hui au Colorado (5,6 millions avec seulement 46% de la population ayant eu le premier vaccin), il y en a eu 531 et au Nevada (3,08 millions avec seulement 37% de la population ayant reçu le premier vaccin), 347. C’est donc dire qu’il y a deux fois plus de personnes, quotidiennement, qui reçoivent un diagnostic positif à la COVID-19 dans ces deux États qu’au Québec, malgré le fait que notre province a autant de population que les deux États combinés. C’est sans compter le taux de vaccination qui est anémique dans ces deux États.

Pourtant, nous sommes ceux qui sont limités à seulement 2500 spectateurs dans les gradins du Centre Bell, alors qu’à Denver, 10 500 spectateurs peuvent assister aux matchs de l’Avalanche et qu'à Vegas, 18 000 amateurs assistent aux matchs des Golden Knights (salle comble).

La foule fait la différence  

Le Centre Bell ne devrait pas être comparé à un théâtre ou une autre salle de spectacle. C’est un immense amphithéâtre qui est dans une classe à part, tout comme le Centre Vidéotron. On a vu l’impact positif qu’a eu l’arrivée de 2500 partisans sur les joueurs des Canadiens. 

Cet impact positif pourrait toutefois s’avérer négatif si la foule au Centre Bell demeure si petite, alors que les foules seront intimidantes à Denver ou à Las Vegas.

J’ai demandé à Dominique Ducharme si ses adversaires allaient être avantagés avec une grosse foule si jamais les Canadiens étaient limités encore à 2500 spectateurs. «Chaque fois qu’il y’a un partisan qui entre, on sent l’énergie. C’est sûr qu’on souhaiterait en avoir plus. Les 2500 amènent de l’énergie à notre équipe. Avoir salle comble aurait un impact majeur sur l’équipe. On est conscient de la pandémie, mais si on est capable d’en ajouter un, ce serait un plus c’est certain.»

J’ai posé la même question à Brendan Gallagher, qui voit un avantage marqué pour ses adversaires si le Centre Bell est limité à une petite foule. 

«C’est évident que ça a un impact. Vous avez vu l’énergie qu’on avait avec 2500 partisans alors que l’adversaire n’en avait presque pas. Chaque personne compte, c’est certain.»

Le temps de dire merci   

Dominique Ducharme aime bien parler d’un partenariat entre lui et ses joueurs. Ça devrait être la même chose entre le politique et la population au Québec.

Les Québécois ont appuyé des mesures plus strictes que bien des provinces et des États. La population a accepté les mesures sans vraiment protester. Mais ça devrait aussi être donnant donnant. Maintenant, il est temps de dire merci aux Québécois et de revenir graduellement à la normalité. Un amphithéâtre bien garni au Centre Bell serait un message clair que le Québéc est en plein contrôle de sa situation.