Devils c. Flyers

Crédit : Photo d'archives, Martin Chevalier

LNH

Ian Laperrière: «Il a mérité cette opportunité»

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Ian Laperrière a gravi les échelons avec les Flyers de Philadelphie, et la suite logique pour lui était un poste d’entraîneur-chef, ce qu’il a obtenu avec le club-école de l’organisation, les Phantoms de Lehigh Valley.

Le Québécois a passé les trois dernières saisons de sa carrière de joueur dans l’uniforme des Flyers, dont les deux dernières sur la liste des blessés, avant de déménager au deuxième étage où il a passé deux années comme directeur du développement des joueurs. Il a par la suite travaillé pendant sept saisons et demie comme adjoint, survivant à quatre changements d’entraîneur durant cette période.

Dimanche, les Flyers lui ont offert de diriger leur équipe de la Ligue américaine en remplacement de Scott Gordon.

«À 47 ans, Ian a fait ses classes autant en tant que joueur qu’en tant que membre du personnel. Il a mérité cette opportunité. Il a tout fait au sein de cette organisation et il va apporter beaucoup à notre club-école. Tout le monde le soutient, à commencer par Alain Vigneault, Paul Holmgren et Bobby Clarke. C’est une personne honnête, émotive, énergique et passionnée de la vie. Je n’ai toujours pas rencontré une personne qui ne le respecte pas. De plus, sa capacité à connecter avec les gens fait en sorte que les joueurs voudront se défoncer pour lui», a mentionné le directeur général des Flyers, Chuck Fletcher, lors d’une visioconférence, lundi.

Rester le même

Lors de ses années comme instructeur adjoint, Laperrière avait développé le rôle de confident pour certains joueurs. Maintenant entraîneur-chef, il sait qu’il y aura un ajustement à faire, mais il n’a pas l’intention de devenir quelqu’un d’autre.

«Je veux rester moi-même. C’est ce qui m’a permis de me rendre où je suis aujourd’hui et je n’ai pas l’intention de changer. Maintenant, j’ai le contrôle sur une chose que je n’avais pas avant : le temps de glace. Les joueurs le savent. Plusieurs choses ne seront pas négociables. Les joueurs, tout comme les entraîneurs, vont faire des erreurs et je peux vivre avec ça. Par contre, je vais demander à mes joueurs de respecter le système mis en place et de travailler fort. De plus, j’ai toujours cru beaucoup en la condition physique. Mes joueurs devront être en forme, car sinon, je vais m’arranger pour qu’ils le soient.»

Et la LNH?

Le poste qu’il vient d’obtenir pourrait rapprocher Laperrière d’un emploi d’entraîneur-chef dans la LNH, dans quelques années. Il ne s’en fait toutefois pas trop avec cette possibilité.

«Mon but est de rendre nos jeunes joueurs meilleurs. Je vis au jour le jour et c’est ce que j’ai fait tout au long de ma carrière. Oui, la LNH est une super ligue, mais je veux m’assurer que les Phantoms soient compétitifs et que nos jeunes progressent. Si je fais mon travail, c’est ce qui va arriver. Pour l’instant, j’ai déjà assez de choses à m’occuper pour m’en faire avec la LNH.»