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Euro 2020

L'attaque suédoise sans Zlatan, mais pas sans atouts

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Privée de son vétéran Zlatan Ibrahimovic, blessé au genou, la sélection suédoise pourra compter sur du sang nouveau pour l'Euro, à l'instar de ses jeunes talents offensifs Isak et Kulusevski, appelés à briller sur les pelouses européennes.

Dejan Kulusevski, 21 ans, dont l'ascension en Serie A a été aussi fulgurante que ses déboulés balle au pied et Alexander Isak, autre prodige de 21 ans évoluant à la Real Sociedad, participeront à leur premier Euro avec les Blågult.

« Pour une fois, il y a beaucoup de raisons de s'enthousiasmer pour les joueurs offensifs », souligne Simon Bank, chroniqueur sportif pour le tabloïd Aftonbladet. 

S'ils n'ont pas encore l'expérience d'une grande compétition internationale avec la sélection comme un Mondial ou l'Euro, Kulusevski et Isak ont tous les deux « déjà prouvé qu'ils pouvaient exceller au plus haut niveau », dit-il à l'AFP.

Parmi les atouts de la jeunesse figure aussi Jordan Larsson qui, après une bonne saison au Spartak Moscou, profite de la place laissée par Zlatan.

L'attaquant vedette de la Suède rêvait d'un nouveau tournoi international avec sa sélection, lui qui s'en était éloigné pendant près de cinq ans avant d'effectuer un retour très suivi fin mars.

Les espoirs du « Dieu » autoproclamé - devenu à 39 ans le joueur le plus âgé de l'histoire des Blågult - se sont brusquement envolés mi-mai, avec l'annonce d'une entorse au genou gauche l'obligeant à se soumettre à des soins de « six semaines » selon son club de l'AC Milan. 

La clé Forsberg

Si ces dernières années la Suède s'est bien débrouillée sans son géant d'1,95m, « il aurait donné un coup de fouet à l'attaque », explique la journaliste Johanna Frändén: « Zlatan peut rendre n'importe quelle équipe plus forte ».

Pour David Vukovic, autre spécialiste football, la jeune génération « aurait beaucoup gagné à jouer avec lui et à le côtoyer en dehors du terrain, et l'engouement autour de l'équipe aurait été beaucoup plus important avec Zlatan ».

Qu'importe, l'attaque scandinave pourra compter sur l'expérience et la constance d'autres de ses aînés pour assurer: à 34 ans, Marcus Berg « n'est pas l'attaquant le plus fascinant, mais c'est un travailleur solide qui ouvre des espaces et marque des buts. Son association avec Isak est un choix évident pour Andersson », le sélectionneur suédois, avance Simon Bank.

Emil Forsberg n'est pas en reste. Auteur d'une solide saison en Bundesliga, l'ailier de Leipzig pourrait à nouveau s'imposer comme le symbole de la force du collectif, comme lors du Mondial-2018.

« Emil Forsberg est absolument essentiel dans cette équipe de Suède, chaque fois que la Suède fait un bon match, il est derrière », note Johanna Frändén, qui juge « absolument crucial » la bonne forme du joueur « pour que la Suède aille loin dans le tournoi ».

Avec ou sans « Ibra », si l'attaque semble actuellement être la force de cette équipe de Suède à la veille de la compétition, en défense, les blessures chez certains joueurs pourraient venir ternir le tableau.

Et pour Johanna Frändén, il s'agit là d'un changement notable: « la Suède a généralement une quantité de défenseurs assez bons et parfois un manque de grands joueurs créatifs en attaque ».

« Cette année, c'est complètement l'inverse, nous ne savons toujours pas qui Andersson va choisir comme défenseur central à côté de Victor Lindelöf » - le Mancunien sur qui la défense devrait reposer.