Crédit : Stevens LeBlanc/JOURNAL DE QUEBEC

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LHJMQ: Les Tigres demeurent humbles

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En avant 3-2 dans la finale pour l’obtention de la coupe du Président, les Tigres de Victoriaville ne sont qu’à une victoire de ce que certains qualifient déjà de potentielle plus grande surprise de l’histoire de la ligue. Mais, attention avant de croire que c’est dans la poche, prévient l’entraîneur des Félins Carl Mallette.

Oui, la coupe du Président sera au Centre Vidéotron samedi soir. Oui, avec une victoire, les Tigres mettraient la main sur le trophée pour la première fois depuis 2002. Et, oui, tout ça n’est encore que théorie tant que la quatrième victoire n’est pas en banque.

«Quand la coupe est là et que tu as une possibilité de la gagner, c’est certain que ça fait en sorte que les jeunes y croient et la voient. Par contre, le mot d’ordre de notre côté est que c’est la pire chose à faire en ce moment. Hier [jeudi], on ne pouvait pas la gagner et on est arrivé à l’aréna pour gagner un match de hockey, ce qu’on a fait. C’est là-dessus qu’on se concentre en ce moment.»

Son vis-à-vis avec les Foreurs de Val-d’Or, Daniel Renaud, a assuré après la défaite des siens lors du match numéro 5 que son équipe jouerait son meilleur match ce soir, et Mallette le croit sur parole.

«On le sait qu’ils vont jouer leur meilleur hockey. Ils n’en ont pas le choix et forment toute une machine de hockey. C’est loin d’être terminé et les joueurs le savent.»

«C’est important d’y croire»

Dans le camp des Foreurs, la défaite de jeudi a fait mal. Après tout, en se fiant aux prédictions de la majorité des observateurs de la LHJMQ avant le début de la finale, les Foreurs devraient déjà être en train de parader sur la 3e avenue à Val-d’Or. La réalité est toutefois bien différente.

«Hier [jeudi], on était fâchés. On n’a pas encore joué 60 minutes complètes depuis le début de la série, a reconnu l’attaquant Jakob Pelletier. C’est ça qui est frustrant. Par contre, les gars ont très hâte à samedi. On a hâte de rebondir.»

«Hier, c’était un peu comme quand tu apprends une mauvaise nouvelle, a renchéri Renaud. Tu as beau dire ce que tu veux lors de la première heure, le message est entendu, mais pas compris. On a laissé tout le monde rager de l’intérieur, être fâché. Ça ne donnait rien. Aujourd’hui, on se regroupe tout le monde ensemble. C’est important d’y croire. La clé est vraiment là. Si on y croit, la seule façon de le démontrer est de jouer avec un sentiment d’urgence de la première à la dernière minute.»

En bref

Le défenseur Massimo Siciliano devrait réintégrer la formation des Tigres ce soir après avoir purgé son match de suspension pour une tentative de blessure lors du match numéro 4. De son côté, Jérémy Michaud demeure un cas incertain.

«Il demeure au jour le jour, mais il va vraiment mieux. On espère pouvoir compter sur lui demain», a simplement mentionné Carl Mallette.

Pier-Olivier Roy, un jeune en pleine confiance

Rares sont les équipes qui font confiance à des défenseurs de 16 ans dans des matchs aussi importants que ceux de la finale de la coupe du Président. Les Tigres le font et, le moins que l’on puisse dire, c’est que le défenseur Pier-Olivier Roy a saisi cette opportunité à deux mains.

Quand Jérémy Michaud s’est blessé lors du premier match de la finale, Roy s’est aussitôt vu confier d’importantes responsabilités. La plupart du temps, il est employé avec Vincent Sévigny pour contrer le premier trio des Foreurs, composé la plupart du temps de Samuel Poulin, Jakob Pelletier et Maxim Cajkovic. Jeudi, avec son équipe en avance 3-1 et moins d’une minute à faire au match, il était sur la patinoire.

«Depuis que la finale a commencé, je me sens confortable, mentionne le premier choix de l’équipe, 7e au total lors du dernier repêchage. Je joue souvent contre Poulin, Pelletier et Cajkovic et les entraîneurs me font confiance. Même quand je fais des erreurs, ils me le montrent sur vidéo, mais continuent de m’utiliser.»

Avouant lui-même être surpris d’obtenir cette confiance de ses entraîneurs aussi rapidement dans sa carrière junior, Roy a tenu à donner du crédit aux nombreux vétérans à la ligne bleue de l’équipe des Bois-Francs.

«On est vieux à la défense. Les gars de 19 ans m’encouragent et savent que je fais partie de l’équipe et me respectent. De jouer avec un gars comme Alexis Arsenault, qui a gagné la coupe, ça m’aide. Il me montre comment ça se passait en séries à Rouyn.»

La coupe à portée de main

Le natif d’Adstock a maintenant une chance inouïe de conclure sa première saison dans la LHJMQ de la plus belle des façons : en mettant la main sur la coupe du Président.

«C’est sûr qu’à 16 ans, de déjà participer à la finale, je me considère chanceux. Rendu là, on est aussi bien de gagner!», lance-t-il.

Pour ce faire, il sait pertinemment qu’ils devront vaincre des Foreurs affamés avec, en tête, le trio de Pelletier et Poulin.

«Il faudra jouer un gros 60 minutes. Jeudi, que ce soit les joueurs de premier ou de quatrième trio, tout le monde a rempli son rôle et c’est ce qui nous a permis d’aller chercher la victoire. C’est ce qu’on devra faire encore une fois si on veut l’emporter.»