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Euro 2020

L'Espagne et le Portugal se neutralisent, à une semaine de l'Euro

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À forces égales: à une semaine de l'ouverture de l'Euro (11 juin - 11 juillet), l'Espagne et le Portugal se sont quittés sur un match nul sans buts vendredi au stade Metropolitano à Madrid, un choc qui a permis aux deux favoris de se jauger.

Malgré le nul, c'est bien la « Roja » qui ressort renforcée de ce match, et la « Seleçao » avec quelques doutes. 

Car l'Espagne a dominé les débats dès la première période, notamment grâce à une doublette Sergio Busquets - Thiago Alcantara omniprésente au milieu du terrain. 

Le joueur du Barça a été la caution sécurité, protégeant efficacement ses précieux ballons et distribuant le jeu d'une aile à l'autre, tandis que son homologue de Liverpool a avalé les kilomètres, multipliant aussi les apparitions offensives.

Ce milieu de terrain a complètement étouffé l'attaque portugaise, qui n'a eu que quelques ballons de contre à se mettre sous la dent. Si Renato Sanches a su en exploiter quelques-uns, ni le capitaine Cristiano Ronaldo, ni le buteur Diogo Jota, ni l'électron libre Joao Felix n'ont pu s'exprimer devant.

C'est d'ailleurs une interception de Busquets qui a mené à la plus belle occasion de la « Roja » en première période: à la 27e, Alvaro Morata a délivré un superbe centre de l'extérieur du pied droit au second poteau, mais Ferran Torres n'a pas cadré sa tête et le ballon a frôlé le montant droit de Rui Patricio.

Ce même Morata a eu une autre double occasion au retour des vestiaires (54e), sans toutefois réussir à marquer. Et une ultime grosse occasion dans les arrêts de jeu (90e+1), mais sa frappe de l'intérieur du pied a heurté la barre transversale.

Comme un symbole de toutes les tentatives malheureuses des Espagnols vendredi soir.

« CR7 » agacé 

La stérilité des offensives portugaises, mais surtout les quelques situations dangereuses concédées par les champions d'Europe en titre, ont eu le don d'énerver « CR7 », qui a montré des signes d'agacement en levant plusieurs fois les bras au ciel et en s'égosillant en direction de son sélectionneur depuis l'autre côté du terrain.

L'avant-centre de la Juventus, qui revenait jouer à Madrid pour la première fois depuis son départ du Real à l'été 2018, a d'ailleurs failli marquer un but gag, en contrant une mauvaise relance du portier basque Unai Simon (37e).

Hormis ce dépassement et un centre dangereux pour la tête de Diogo Jota (60e), Cristiano Ronaldo a été la plupart du temps bien muselé par le rideau rouge, et notamment par le défenseur de Manchester City Aymeric Laporte, qui disputait vendredi son premier match avec l'Espagne après avoir été naturalisé espagnol fin mai.

Laporte a presque fait oublier l'absence en défense centrale du capitaine Sergio Ramos, non retenu par Luis Enrique pour disputer l'Euro.

Ce choc continental a toutefois offert un bel avant-goût, en tribunes, d'une grande affiche de l'Euro: le match a été disputé devant 14.743 spectateurs.

Avant le coup d'envoi, les chefs de gouvernement portugais Antonio Costa et espagnol Pedro Sanchez ont d'ailleurs présenté leur candidature conjointe à l'organisation de la Coupe du monde 2030, en présence du roi d'Espagne Felipe VI et du président de la République portugais Marcelo Rebelo de Sousa.

L'Espagne conclure sa préparation avec une dernière rencontre face à la Lituanie mardi au stade Butarque de Leganés, en banlieue de Madrid, tandis que le Portugal affrontera Israël mercredi au stade José-Alvalade de Lisbonne.

  

L'Italie déroule contre les Tchèques

À sept jours de lancer l'Euro contre la Turquie à Rome, l'Italie a entretenu sa belle confiance avec quatre buts et un huitième match de rang sans prendre de but, contre la République tchèque (4-0) vendredi à Bologne. 

Ciro Immobile (23e) et Nicolo Barella (42e) en première période, puis Lorenzo Insigne (66e) et Domenico Berardi (73e) au terme d'un mouvement d'école, ont concrétisé la domination des Italiens, entrés pourtant doucement dans le match avant d'accélérer.

Après la mise en jambes tranquille contre Saint-Marin (7-0) il y a une semaine, le sélectionneur italien Roberto Mancini a cette fois aligné, contre une équipe également qualifiée pour l'Euro, un onze qui ressemblera probablement beaucoup plus à celui attendu face aux Turcs pour le match d'ouverture de l'Euro. 

Sans Marco Verratti, qui soigne un genou blessé (suppléé par Locatelli), la Nazionale a assez rapidement dicté le tempo sous l'impulsion de Jorginho, vainqueur de la Ligue des champions avec Chelsea, et de Barella, véritable accélérateur de jeu.

Lorenzo Insigne, actif mais d'abord un peu brouillon devant le but, et Ciro Immobile ont été les plus en vue devant. L'attaquant de la Lazio a certes manqué parfois la cible (9e, 28e) mais il a eu le mérite de débloquer le match (23e). 

De quoi lui apporter la confiance qui lui fait défaut parfois en sélection, d'autant qu'il s'est ensuite fait passeur pour le 3-0 d'Insigne.

Entre-temps, Barella avait mis les Italiens à l'abri avec un tir dévié et Berardi a conclu la fête en beauté, pour le plaisir du petit millier de spectateurs présents dans le vénérable stade Dall'Ara. Lesquels ont aussi salué chaleureusement la première sélection de l'attaquant de Sassuolo Giacomo Raspadori, l'invité surprise de la liste des 26. 

Si l'attaque s'est amusée, l'Italie a aussi mis un point d'honneur à entretenir sa solidité défensive avec un huitième match consécutif sans prendre de buts (pour 25 marqués). Une jolie performance même si les Tchèques, passé un bon début de match où ils ont bousculé les Azzurri, n'ont pas montré grand-chose, à dix jours d'entamer leur Euro contre l'Ecosse. 

La seule vraie frayeur derrière, pour Mancini, a été la sortie pour quelques minutes de Leonardo Bonucci, après une torsion au genou droit (18e). Le défenseur de la Juventus a toutefois pu revenir et finir le match.

L'Italie aborde donc l'Euro invaincue depuis 27 rencontres désormais (depuis septembre 2018). Mais Mancini le sait: c'est maintenant que ça va vraiment compter.