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«Nos gars croient en eux» - Denis Boucher

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En se mesurant aux États-Unis et à la République dominicaine vendredi et samedi, l’équipe canadienne a l’opportunité de surprendre la planète baseball lors du tournoi de qualification des Amériques en vue des Jeux olympiques de Tokyo.

Au bout du fil, l’entraîneur des lanceurs Denis Boucher, qui a notamment porté les couleurs des Expos de Montréal en 1993 et 1994, rigole quand un parallèle est tracé avec le fameux «Miracle on Ice». Dans ce cas-ci, c’est sur le sable de la Floride que l’équipe canadienne tentera de signer un exploit qui n’est pas sans faire penser, en extrapolant un peu, à celui de la formation américaine de hockey [contre l’Union soviétique] durant la ronde des médailles des Jeux olympiques de Lake Placid, en 1980.

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«C’est sûr que nous ne sommes pas les favoris, mais nos gars croient en eux autres, a indiqué Boucher, lors d’une entrevue téléphonique, jeudi. Dans le baseball international, on ne sait jamais ce qui peut arriver, surtout si un club a le rythme dans un match.»

Sur papier, il reste que le Canada n’a que bien peu de joueurs connus dans sa formation comparativement aux Américains (Matt Kemp, Todd Frazier, David Robertson, entre autres). Même chose pour les Dominicains, qui misent d’ailleurs sur l’ancienne vedette des Blue Jays de Toronto Jose Bautista.

En remportant deux de ses trois matchs dans la phase des groupes, le Canada a accédé à la «super ronde» regroupant les quatre dernières nations. Le club y transporte toutefois une fiche de 0-1, à la suite d’une défaite au tour préliminaire contre le Venezuela, également classé pour la présente ronde.

Un seul laissez-passer est disponible pour les Jeux olympiques à l’issue de cette compétition, mais en prenant le deuxième ou le troisième rang, le Canada assurerait sa participation à un autre tournoi qualificatif prévu à la mi-juin au Mexique.

Gérer les lanceurs

Pour l’instant, le Canada doit se concentrer sur les États-Unis, vendredi soir à West Palm Beach, et la République dominicaine, samedi après-midi à Port St. Lucie.

Si l’identité du lanceur partant pour affronter les Américains n’était pas encore déterminée à 100 % jeudi après-midi, l’excellent Andrew Albers est celui qui sera au monticule pour affronter Bautista et ses coéquipiers, samedi. L’artilleur de 35 ans a d’ailleurs lancé sept manches parfaites contre la Colombie pour entamer la compétition, le 31 mai, dans un gain de 7 à 0.

Malgré une partie parfaite en cours, Boucher et les autres entraîneurs avaient alors pris la sage décision de retirer Albers du match.

«On savait qu’il devait revenir au monticule quatre ou cinq jours plus tard, a expliqué Boucher. Au départ, on voulait l’utiliser pendant cinq ou six manches, mais après sept manches, il avait effectué 95 lancers et c’était logique de l’enlever. Grâce à ce départ, Andrew a quand même donné un bon coup de pouce dans la gestion des releveurs.»

Pour les deux prochains matchs, il sera une fois de plus intéressant de voir si le Canada devra utiliser ses meilleurs releveurs, comme John Axford et Scott Mathieson, contre les États-Unis ou si on les conservera pour affronter la République dominicaine. Tout dépendra du déroulement du match et du pointage face aux Américains, à savoir si un «petit miracle» est en train de se réaliser sur le sable de West Palm Beach.