Crédit : AFP

LNH

Une histoire de séries éliminatoires encore à écrire pour les Jets

Publié | Mis à jour

Depuis le retour de la Ligue nationale de hockey (LNH) à Winnipeg en 2011, les partisans des Jets n’ont pas célébré très souvent durant les séries éliminatoires et ils espèrent voir leurs favoris changer l’histoire cette année.

La concession autrefois connue sous le nom des Thrashers d’Atlanta est d’ailleurs toujours en quête de la première coupe Stanley de son existence. En Géorgie, l’équipe ayant amorcé ses activités en 1999-2000 a peiné sur la glace : une seule présence en matchs d’après-saison au cours de ses 11 années précédant son déménagement. C’était au printemps 2007 et la troupe à l’époque dirigée par Bob Hartley avait plié bagage en quatre petites parties face aux Rangers de New York au tour initial.

Au Manitoba, les Jets 2.0 ont certes mieux fait que leurs ancêtres, sans toutefois connaître des succès éclatants. En fait, ce n’est qu’à leur quatrième campagne au nord de la frontière qu’ils ont pu vivre la frénésie des séries. Encore là, celle-ci fut de très courte durée : cette année-là, Winnipeg a fait connaissance avec un visage qu’il retrouve chez le Canadien, soit celui du vétéran Corey Perry.

L’attaquant a été la figure de proue des Ducks d’Anaheim dans cette brève confrontation, amassant quatre buts et trois mentions d’aide pour permettre aux siens de balayer les Jets en première ronde.

Beau parcours

Les amateurs de hockey locaux ont dû patienter trois ans avant de revoir le club de l’instructeur-chef Paul Maurice renouer avec les séries. Sauf que l’attente en a valu la peine, car les éliminatoires 2018 constituent à ce jour le meilleur parcours de l’organisation.

En vertu d’une récolte de 114 points au cours du calendrier régulier, les Jets ont abordé les séries avec confiance. Ils ont ainsi liquidé en cinq matchs le Wild du Minnesota, avant de surprendre les Predators de Nashville dans le septième duel de la deuxième ronde. Toutefois, leurs espoirs ont pris fin devant la formation d’expansion des Golden Knights de Vegas, qui ont réglé leur cas en cinq rencontres.

Étant encore dans l’équipe actuelle, Blake Wheeler et Mark Scheifele avaient bien fait avec respectivement 21 et 20 points en séries 2018.

Plus compliqué

Depuis ce temps, Winnipeg a été incapable de gagner une seule ronde. De nombreux partisans regrettent encore l’année 2019, au cours de laquelle les Jets semblaient avoir les Blues de St. Louis dans les câbles au premier tour. Après avoir échappé les deux parties initiales de la série, les hommes de Maurice ont gagné deux fois chez l’ennemi et menaient 2 à 0 après 40 minutes lors du match 5 présenté à la maison. Néanmoins, les Blues ont comblé le retard en troisième période pour l’emporter en prolongation.

Avec notamment le défenseur Joel Edmundson dans ses rangs, St. Louis a terminé le boulot au duel suivant et, quelques semaines plus tard, gagné la coupe Stanley.

L’été dernier ne fut guère plus joyeux pour les Jets, qui ont plié l’échine en ronde de qualification en quatre matchs contre les Flames de Calgary, dans une série de 3 de 5. Certains rappelleront que la formation perdante a dû composer avec plusieurs blessés, Scheifele subissant notamment une blessure à la jambe sur un coup de Matthew Tkachuk.