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Crédit : Photo USA TODAY Sports

Canadiens de Montréal

Canadiens: que l'on hisse les fanions!

Canadiens: que l'on hisse les fanions!

Jean-Charles Lajoie

Publié 29 mai
Mis à jour 29 mai

Je n’y croyais pas une miette. Tout était tellement de travers. Tout croche. Dans l’exécution et dans les faits. Équipe sans âme qui avait abandonné. Pas Corey Perry.

Mercredi matin. Séance d’entraînement optionnelle du Canadien de Montréal avant de prendre le vol vers Toronto. Corey Perry, vétéran à mobilité réduite, se présente contre toute attente à Brossard. Un détail qui a pris tout son sens lorsqu’en première période jeudi, un échec avant parfait de sa part a permis le premier des deux buts de Joel Armia. Ce non-match anticipé était néanmoins lancé.

Après que le héros improbable Armia eut fait de nouveau scintiller la lumière rouge, Jesperi Kotkaniemi a enfilé son deuxième but de la série. Son sixième filet en 14 matchs éliminatoires. C’est quand même six buts de plus que Brady Tkachuk...

À 3 à 0 à Montréal, personne n’a fermé la télévision. C’est un euphémisme de dire qu’à l’inverse, l’auditoire de TVA Sports aurait chuté radicalement. Mais comme mes camarades et moi menons une pas pire vie... Et cette vie doit apporter son lot de nirvanas. Ceux-ci sont souvent le fruit de parcours parsemés d’embûches, d’obstacles à surmonter. À vaincre sans péril, on triomphe sans gloire...

Un frisson

Ainsi donc, «Le Toronto» est revenu dans le match. À force de talent et sans trop forcer. À l’instar des quatre premiers duels de la série. Et encore une fois la production chez les Leafs est venue d’un peu nulle part. Une paire de buts pour Jake Muzzin... vraiment? C’était assez pour remettre en berne tous les fanions.

Contrairement à certains, je ne blâme aucunement Carey Price pour les deux buts de Muzzin. Pas tant parce qu’il a été sans reproche. Surtout parce que sans les prouesses du 31 en première période, ce papier du jour serait le premier d’une longue série servant à dresser le bilan, à faire l’autopsie d’un (autre) échec honteux.

Rien ne dit que ce ne sera pas pour la semaine prochaine. Mais, entre-temps, nous allons savourer un deuxième samedi soir de séries impliquant le Canadien et les plongeurs de la 401.

Gaffe de Galchenyuk

De surcroît grâce au futur qui, jeudi soir, s’est conjugué au présent. Ironie du sort, il a fallu une erreur atroce d’Alex Galchenyuk pour provoquer le deux contre zéro de Cole Caufield et Nick Suzuki. «Slick» qui, dans sa hâte, allait provoquer un hors-jeu en entrée de territoire. Toutefois l’instinct du «Neveu» Caufield lui a fait glisser le disque par-delà la ligne bleue afin d’éviter le rappel des officiels. Le reste est un tableau de Serge Lemoyne. Une poésie de Claude Péloquin. Un hymne senti de Félix Leclerc.

Et nous avons rendez-vous ce soir. Vous, moi et les 2500 «chanceux» qui se sont fait arnaquer par les revendeurs dans les derniers jours.

Pour gagner en séries, ton meilleur doit être le meilleur et un héros obscur doit sortir de nulle part. Le Canadien a battu deux fois Le Toronto.

Chaque fois, Price a été dominant. Ti-Paul Byron et Joel Armia se sont passé le témoin du héros improbable. Est-ce trop demander au «premier» trio Danault, Tatar et Gallagher de prendre le relais samedi soir?

Coup de cœur

À Dominique Ducharme. Me répète, mais j’aime Dominique et j’ai beaucoup de respect pour lui. Toutefois, le mandat impossible qu’il ne pouvait refuser le place dans une situation aussi épouvantable qu’ingérable. Un homme ne peut faire abstraction de tout ça à chacun des gestes qu’il pose comme coach du Canadien. Respects à Dom.

Coup de gueule

Aux chacals, aussi appelés «revendeurs», qui exigent jusqu’à dix fois le prix payé pour un des 2500 billets offerts en vue du match de ce samedi soir. Évidemment, si Geoff Molson avait choisi d’offrir les billets aux héros de la pandémie et autres familles endeuillées et survivants (es) de la COVID... Je présume que le malheureux 600 000 $ était essentiel au bilan de Groupe CH !

Un p’tit 2 sur...

Pas le choix d’y aller de nouveau avec une victoire du Canadien face aux Leafs ce soir. Jeudi, j’ai aimé la manière. Et même si je m’inquiète de l’essence restante dans les réservoirs de Weber et de Chiarot, je pense que le gain acquis en prolongation peut propulser le CH vers Toronto lundi pour un match ultime. En fait, je devrais plutôt écrire que c’est mon souhait.