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Roland-Garros: «Je dois trouver une façon de gagner»

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Félix Auger-Aliassime a un adversaire à sa portée pour son premier match au tournoi de Roland-Garros. Le Québécois ne veut pas faire l’erreur de penser que la partie est gagnée d’avance.  

Andreas Seppi est un vétéran du circuit de l’ATP. L’Italien de 37 ans a des outils pour embêter le Québécois dans un match au meilleur de cinq manches. 

Plusieurs observateurs parlent d’un match piège pour le 20e favori du tournoi. Seppi est classé 95e selon le dernier relevé hebdomadaire de l’ATP et ses meilleures années sont derrière lui. 

«Il [Seppi] a déjà joué à un très haut niveau, a indiqué Félix Auger-Aliassime en répondant hier à une question posée par Le Journal de Montréal. C’est un joueur qui est maintenant moins bien classé et qui n’est plus au sommet de sa carrière. 

«Il demeure toutefois dangereux sur un match. Ça peut être un piège et ça peut être un match compliqué. Je sais que je suis favori. Je vais devoir trouver une façon de gagner et je vais devoir me battre. Ce n’est jamais simple.» 

Le tirage au sort n’a pas favorisé Auger-Aliassime, qui se retrouve dans la même portion de tableau que Rafael Nadal, Novak Djokovic et Roger Federer. 

«Tu retrouves les 100 meilleurs joueurs au monde dans le tableau, a-t-il ajouté. Dès le premier tour, tu peux affronter le 40e joueur mondial. Tous les matchs peuvent être compliqués. 

«On est rendus au niveau où tu dois mettre le classement de côté. Ce sont deux joueurs qui s’affrontent et qui veulent gagner.» 

L’impact de Nadal

Auger-Aliassime travaille avec Toni Nadal depuis quelques mois. Cette association n’a rien changé dans le travail du Québécois au quotidien. 

«Ma préparation pour un tournoi n’est pas si différente, a mentionné la 21e raquette mondiale. On travaille à un haut niveau d’intensité et de concentration. 

«J’essaie de m’améliorer et d’avoir de bonnes sensations sur le terrain. On a encore beaucoup de travail à faire avant d’atteindre le succès espéré.»

Certains observateurs pensent que l’arrivée de Nadal pourrait ajouter une pression supplémentaire sur les épaules d’Auger-Aliassime. 

«Je ne pense pas que les attentes soient plus élevées en raison de l’arrivée de Toni dans mon équipe. Toute ma vie, j’ai eu des attentes très élevées envers moi-même. Je crois qu’il peut me permettre d’accéder au top-10 mondial et de gagner un tournoi du Grand Chelem. Il apporte plus un élément de confiance que de pression.»

Être dans sa zone

Pour faire un bout de chemin dans un tournoi comme celui de Roland-Garros, il faut qu'un ensemble d’éléments tombent en place. Le joueur doit se retrouver dans une sorte d’état de grâce. 

«Tous les joueurs veulent être dans leur zone pendant un tournoi. C’est un super feeling. Pour moi, c’est de trouver l’équilibre parfait entre l’agressivité et la constance. 

«Lorsque tu te retrouves dans cette situation, tu peux avoir le contrôle des échanges tout en commettant moins d’erreurs non forcées. Ça te permet de jouer tous les points comme si c’était le dernier. Tu peux le faire à un très haut niveau d’intensité.»

Auger-Aliassime essaiera de retrouver cette sensation durant la prochaine quinzaine à Paris. On verra si cette recette lui permettra d’obtenir son meilleur résultat en carrière dans un tournoi majeur.