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Crédit : Andréanne Lemire/Agence QMI

Course Automobile

Lueur d’espoir au GP3R

Louis Butcher

Publié | Mis à jour

Sans pour autant confirmer la tenue de l’événement après un an d’absence, l’organisation du Grand Prix de Trois-Rivières avait une nouvelle encourageante à annoncer vendredi aux amateurs de course automobile.

«Les préparatifs et le montage du circuit temporaire dans les rues de la ville en prévision de la 51e édition du GP3R vont commencer lundi», a indiqué Dominic Fugère.

Mais c’est toutefois sans savoir si l’événement aura bel et bien lieu en août prochain, a spécifié son directeur général.

Tout ça pour dire que le point de presse de vendredi était plus que symbolique. C’était plutôt un message clair qu’ont tenu à livrer bon nombre d’intervenants, dont le ministre provincial Jean Boulet, responsable de la Mauricie, et le maire de Trois-Rivières, Jean Lamarche.

Indéniablement, ces politiciens influents, par leur présence, appuient la démarche du GP3R.

«Nous avons déjà un mois de retard sur notre préparation, a renchéri Fugère. On ne peut plus attendre.»

«Risque calculé»

À la question du représentant du Journal, le patron du GP3R n’a pas voulu parler de... pari audacieux, mais plutôt de «risque calculé».

Ces travaux vont évidemment coûter de l’argent aux contribuables. En espérant qu’ils ne seront pas effectués pour rien. Dans le pire des scénarios, ce qui paraît maintenant peu probable, l’événement pourrait être annulé. Aussi tard que la... veille des premiers tours de piste.

Subvention bonifiée

Pour faciliter la relance du Grand Prix, comme pour les autres festivals ou manifestations sportives, Québec a accepté de bonifier de 50 pour cent le montant de sa subvention qui est maintenant portée à 448 500 $.

La contribution de la Ville de Trois-Rivières s’élève, quant à elle, à 914 000 $.

«Nous avons bon espoir de présenter notre événement, de prétendre Fugère. Mais, pour l’instant, la situation sanitaire est trop incertaine pour prendre position.»

«Par contre, poursuit-il, dans la mesure où, à titre d’exemple, la Santé publique permet l’ouverture du parc d’amusement La Ronde en zone rouge à Montréal, il n’y a aucune raison pour nous de trouver une façon sécuritaire et agréable d’organiser un Grand Prix.»

«Je pense que ça va marcher, avance-t-il, mais il est trop tôt pour l’annoncer. Nous ne sommes pas à l’abri des variants, d’une hausse des cas et des hospitalisations.»

«On a regardé la situation épidémiologique. L’année passée, le 13 août, il y avait 98 cas à la grandeur du Québec. C’était bien avant le début de la vaccination. Le contexte est plus favorable aujourd’hui et ça nous donne confiance.»

Décret... incompréhensible

Mais, encore là, il reste des interrogations. Le nouveau décret formulé jeudi par le gouvernement Legault comporte certains points pour le moins incompréhensibles.

Difficile, à cet égard, pour les organisations d’événements comme le Grand Prix de Trois-Rivières, la Coupe de tennis Banque Nationale, ou des organisations comme les Alouettes de Montréal, d’aller de l’avant.

Par contre, ce décret est bon pour 30 jours et son contenu pourrait donc changer le mois prochain. On le souhaite...

Un seul week-end dans les rues

Pandémie oblige, la programmation du GP3R ne comportera qu’un seul week-end dans les rues de la ville. L’événement de circuit routier (avec comme pièce de résistance la course de la série NASCAR Pinty’s le dimanche) aura lieu du 13 au 15 août.

Une semaine auparavant, des compétitions régionales de motos seront présentées à Sainte-Geneviève-de-Bastiscan (7 août) alors que le lendemain, cette fois au circuit de Saint-Célestin, on aura droit à une étape de la Coupe de Montréal de karting.

Pour ce dernier événement, quelques pilotes NASCAR, dont Louis-Philippe Dumoulin et Alex Tagliani, qui ont tous deux participé à la conférence de presse, viendront affronter les jeunes espoirs de la relève.