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LHJMQ

Coupe du Président: une identité à exploiter

Publié | Mis à jour

Les Tigres de Victoriaville le savent : ils ne sont les favoris d’à peu près personne pour remporter la coupe du Président face aux Foreurs de Val-d’Or. Mais ce n’est pas une raison pour ne pas croire en leurs chances de mettre la main sur un premier titre depuis 2002, assure l’entraîneur-chef Carl Mallette.

La formation des Bois-Francs est arrivée à ses fins sans trop faire de bruit. À force de résilience, elle est parvenue à revenir de l’arrière contre l’Armada de Blainville-Boisbriand en quarts de finale, puis contre les Islanders de Charlottetown dans le carré d’as pour finalement l’emporter. 

Comme le disait René Angélil, «Il faut être bon quand ça compte.»

Maintenant, le défi est de taille. Les Foreurs sont la meilleure équipe de la LHJMQ sur papier et ont remporté leurs 17 derniers matchs.

«On a notre identité. Val-d’Or a un excellent club et de toute façon je n’ai pas besoin de les vanter, ils viennent de gagner leurs 17 derniers matchs. De notre côté, on a eu de l’adversité en séries et ça peut nous servir pour la suite. On a fait face à l’élimination mais on a trouvé un moyen de gagner. J’adore le caractère et la maturité de notre équipe», a mentionné Mallette mercredi.

Acquisitions 

Le constat qu’on fait en regardant la progression des Tigres depuis quelques semaines est que les acquisitions faites par le directeur général Kevin Cloutier lors de la dernière période des transactions portent leurs fruits.

À l’aube de la finale, quatre joueurs des Tigres figurent parmi les six meilleurs pointeurs de la LHJMQ en séries et, de ce nombre, trois ont été acquis à la date limite, soit Benjamin Tardif et Alex Beaucage, qui se partagent la deuxième place avec 17 points, ainsi que Shawn Element, qui vient tout juste derrière avec 16 points.

Une autre acquisition, le défenseur Alexis Arsenault, ne se distingue pas nécessairement à l’attaque, mais son expérience et son jeu défensif ont été un atout pour les Félins jusqu’à maintenant.

«Kevin Cloutier a fait ses devoirs et on lui doit une fière chandelle, a acquiescé Mallette hier. On avait du talent mais beaucoup de petits joueurs. Quand tu greffes quatre guerriers comme eux, ça permet à tout le monde de respirer. Ils ont transformé notre équipe et, au-delà des points, c’est surtout leur façon de jouer. Ils sont durs à affronter physiquement, ils travaillent sur 200 pieds et ils marquent des buts dans les moments opportuns.»

Beaucage en veut plus 

Ironiquement, Beaucage et Arsenault sont encore champions en titre de la Coupe du Président. Les deux hockeyeurs portaient les couleurs des Huskies de Rouyn-Noranda en 2018-2019, soit la dernière fois que la coupe a été remise.

Dans le cas de Beaucage, il n’était âgé que de 17 ans lors de cette conquête et, deux ans plus tard, il espère pouvoir ajouter une autre bague avant de passer chez les professionnels.

«Quand tu gagnes, tu crées un lien pour la vie avec les joueurs de l’équipe. De vivre un moment comme ça, ça t’unit pour la vie. Les célébrations qui viennent ensuite, c’est super spécial.» Avant de pouvoir revivre cette expérience, il sait que la tâche s’annonce colossale.

«Il faut respecter les Foreurs mais on joue dans la même ligue qu’eux. Oui, ils ont de bons joueurs mais on a une très bonne équipe aussi. Si on joue physique, qu’on ne les regarde pas jouer, on va avoir notre chance.»

Le sprint final est entamé pour Val-d’Or 

Favoris depuis le jour 1 pour remporter la coupe du Président, les Foreurs de Val-d’Or ne sont maintenant qu’à quatre victoires de leur objectif final.

Malgré tout, la troupe de Daniel Renaud tente de demeurer dans le moment présent. Ç’a été la philosophie préconisée par l’équipe depuis le début de la saison et ça ne changera pas une fois en finale.

«On a la même mentalité depuis le premier jour de la saison. On aborde cette finale de la même façon qu’on a abordé le premier match contre Baie-Comeau, c’est-à-dire qu’on ne regarde pas plus loin que les 60 prochaines minutes. Au final, je suis convaincu que si on se concentre à offrir la meilleure version de nous-mêmes, on peut s’attendre à de belles choses.»

Renaud ne le cache pas : le fait que la foule sera acceptée dans l’enceinte du Centre Vidéotron à partir du match no 2, samedi, a été un vent de fraîcheur pour tout le groupe qui, depuis janvier seulement, a dépassé la centaine de nuits d’hôtel.

«Cette nouvelle-là a créé une bombe d’énergie au sein du groupe. Tout le monde est excité. Je pense honnêtement que le Centre Vidéotron n’aura jamais été aussi bruyant même s’il n’y aura que 2000 personnes. C’est excitant parce que la majorité des gens dans les gradins seront notre monde, notre famille et nos proches.»

Pas surpris 

Même si les Islanders de Charlottetown avaient terminé au premier rang du classement général de la LHJMQ, l’entraîneur-chef des Foreurs de Val-d’Or, Daniel Renaud, a été l’homme le moins surpris du monde de voir que c’est aux Tigres de Victoriaville qu’ils disputeront la coupe du Président.

«Victo, c’est une équipe bâtie pour les séries. Tu regardes la composition de leur alignement, avec les Shawn Element, Benjamin Tardif à l’attaque ou Vincent Sévigny et Alexis Arsenault à l’arrière, ce sont tous des gars de caractère. Je ne suis pas surpris du tout de les voir en finale. Ils comptent aussi sur plusieurs gars de talent. C’est une excellente formation qui a été bien bâtie.»

«En finale, c’est toujours une guerre, a renchéri l’attaquant Nathan Légaré. Les deux équipes voudront tout donner pour gagner. Les Tigres forment une très bonne équipe de hockey et ils ne sont pas en finale pour rien. Ils ont de super bons joueurs et il faudra jouer notre meilleur hockey.»

- La chaîne TVA Sports diffusera les deuxième et troisième matchs de la finale.