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Canadiens de Montréal

Josh Anderson très confiant... pour une raison bien simple

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 Ils sont peu nombreux les courageux à miser sur le Canadien dans cette série face aux Leafs. Dans notre édition de samedi, seulement quatre des 15 membres de l’équipe des sports du Journal se sont prononcés en faveur du Tricolore, ce qui est un reflet des prédictions de la société en général.

«Être négligé, j’aime ça. J’adore ça. J’ai tellement hâte au premier match», a lancé Josh Anderson, lundi matin, au terme de l’entraînement hors-glace tenue par les entraîneurs du Canadien. 

Le gros attaquant a de quoi adorer cette situation. Il portait les couleurs des Blue Jackets de Columbus, en 2019, lorsque ceux-ci ont causé la surprise du premier tour en balayant le Lightning de Tampa Bay, champion du calendrier régulier.

Anderson et ses coéquipiers, qualifiés de justesse, avaient terminé la saison avec 30 points de moins que leurs rivaux.

«Beaucoup de monde nous éliminait avant même le premier match. Ce fut encore pire au moment où on tirait de l’arrière 3 à 0 dans la première période du match initial. Mais on avait un plan de match et on l’a bien exécuté», s’est-il souvenu.

Le hockey n’étant pas le divertissement numéro un des amateurs de sports de la région de Tampa, cette élimination précipitée avait créé un peu de remous, mais sans plus.

Si le Lightning avait évolué dans un marché de hockey, on aurait probablement exigé les têtes de Julien BriseBois et de Jon Cooper. C’est ce qui pourrait arriver à Toronto si les Leafs devaient encore se faire sortir dès le premier tour.

«Puisque nous sommes deux marchés de hockey, il y aura de la pression des deux côtés. Par contre, ils en auront beaucoup plus que nous», a soutenu l’Ontarien originaire de Burlington.

«Ce sera une série enlevante pour les partisans des deux équipes. Dommage que personne ne pourra y assister. Ce sera une série physique. On se sent d’attaque.»

Prêt à brasser 

Pour augmenter les chances de son équipe de l’emporter, Anderson devra trouver une façon de redémarrer la machine. Deuxième meilleur buteur du Tricolore (17 buts), il n’a touché la cible que deux fois à ses 16 derniers matchs, deux buts inscrits dans la même rencontre.

Au moins, Anderson amène une touche d’intensité et d’agressivité qui sont peu égalées chez le Canadien. Un style similaire à celui de Brendan Gallagher, mais avec six pouces et 45 livres de plus. Disons que c’est un peu plus fatigant.

D’ailleurs, Anderson s’en promet, accompagné de Corey Perry et d’Eric Staal.

«Tout le monde au sein de notre équipe aura un rôle spécifique à jouer. Et tout le monde est prêt à le faire. Notre trio, on fera tout en notre possible pour aider l’équipe à gagner. Si ça consiste à être physique, à être méchant et à faire la vie dure à leurs meilleurs joueurs, nous le ferons pendant 60 minutes. Ce sera une guerre sur la glace.»

D’ailleurs, lors de la série de quatre matchs face au Lightning, Anderson avait dominé les Blue Jackets avec 21 mises en échec.

À cause du calendrier 

On a beaucoup fait état du calendrier complètement dément que le Canadien a dû traverser en revenant de la semaine de congé imprévue: 25 matchs en 44 jours.

Et si cette portion de saison exténuante, au cours de laquelle les Montréalais ont maintenu un dossier de 10-13-2, avait faussé les données?

«On est une équipe qui veut dicter un rythme de jeu élevé. Parfois, en raison du calendrier, on n’avait plus l’énergie nécessaire pour le faire. Ça nous a coûté des matchs, a indiqué Nick Suzuki. Ça nous a fait du bien d’avoir des journées de repos après la fin de la saison.»

«Peu de gens croient en nous, mais on a démontré, en début de saison, comment on peut jouer. J’aime nos chances. Je suis confiant», a-t-il ajouté.

Reste maintenant à le démontrer aux sceptiques.