Canadiens de Montréal

Rien d’impossible pour Brendan Gallagher

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Brendan Gallagher restera toujours le même Brendan Gallagher. Il connait une seule façon de jouer au hockey et c’est d’y mettre ses tripes et son cœur sur la glace. Parfois, il peut aussi y laisser un doigt.

Atteint par un tir de son coéquipier Alexander Romanov le 5 avril dernier contre les Oilers d’Edmonton, Gallagher s’est absenté pour les 21 derniers matchs du calendrier en raison d’une fracture au pouce de la main droite.

Voyez son point de presse dans la vidéo principale.

C’était la troisième fois depuis ses débuts avec le Canadien en 2012-2013 qu’il subissait une blessure sérieuse à un doigt. C’était aussi la troisième fois qu’il se charcutait une main en bloquant un tir.

Au mois de novembre 2015, Gallagher avait bloqué un puissant tir du défenseur Johnny Boychuk, des Islanders de New York, se fracturant deux doigts de la main droite. Au mois de janvier 2017, il s’est encore une fois retrouvé dans la ligne de tir d’un autre canon, celui de son coéquipier Shea Weber. Il s’était blessé à la main gauche.

«Honnêtement, c’était un peu différent cette fois, a expliqué Gallagher. J’avais déjà été atteint par des tirs à une main depuis mes opérations. La première fois (tir de Boychuk), je savais que c’était grave. Mon doigt pointait dans la mauvaise direction. La deuxième fois (tir de Weber), je le savais aussi immédiatement que j’étais pour avoir besoin d’une opération. C’était pratiquement identique.»

«Là, je n’étais pas certain de la gravité. Ça me faisait mal, mais je ne savais pas si c’était une fracture. Les médecins ont attendu que l’enflure disparaisse pour m’offrir un diagnostic. Quand j’ai su que je devais encore subir une opération, j’étais un peu émotif. Il y avait de la frustration. J’ai encore sept bons doigts, je voudrais les utiliser le mieux possible!»

Pas un manieur de rondelle

Gallagher a reçu le feu vert des médecins pour revenir au jeu dès le premier match du premier tour contre les Maple Leafs. Il a aussi retrouvé sa position habituelle à l’aile droite avec Phillip Danault et Tomas Tatar.

L’ailier droit de 29 ans a bon espoir de retrouver rapidement ses sensations.

«Je me sens bien sur la patinoire, a-t-il noté. Pour décocher des tirs, c’est assez normal. Pour contrôler la rondelle, c’est un peu plus difficile. Mais contrôler la rondelle, ce n’est pas une grosse portion de mon jeu ! J’aurai confiance en mes moyens. Je ne jouerais pas si je ne me sentais pas apte à aider l’équipe.»

En séries, Gallagher se retrouvera souvent sur la glace contre la première unité des Leafs, menée par Auston Matthews et Mitchell Marner.

«Nous devrons bien jouer contre eux. Si nous ne les ralentissons pas, nos chances de gagner chuteront, a résumé Gallagher. Nous savons qu’ils sont toujours dangereux. C’est vraiment une clé dans cette série.»

Le meilleur au monde

Sur papier, les Leafs partiront largement favoris face au CH. Un rôle qui ne déplait pas à Gallagher.

«Nous croyons en nous, nous savons ce que nous pouvons faire. Nous avons de l’expérience et bons jeunes. Nous avons aussi le meilleur gardien au monde (Carey Price) en plus d’une grande profondeur. Pour les séries, tu dois avoir un héros différent tous les soirs. J’ai confiance au caractère de cette équipe.»