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NFL

Cap sur Houston pour les entraînements printaniers

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En temps normal, les entraînements printaniers s’avèrent un passage obligé pour les vétérans dans la NFL. À sa cinquième saison dans la ligue, Antony Auclair met toutefois le cap sur Houston, dimanche, avec une flamme renouvelée à l’idée de tout découvrir des Texans, sa nouvelle équipe.

«Pour moi, cette année, c’est intéressant parce que je tombe dans une nouvelle équipe. Quand tu es un vétéran qui est là depuis un bout, il y a moins d’intérêt. On n’a clairement pas besoin de football à l’année.»

«Sauf que cette fois, je vais en profiter pour me familiariser avec l’équipe, les installations, le cahier de jeux et la ville, pour que je n’arrive pas en retard sur les autres au camp d’entraînement. Je ne veux pas non plus arriver en juillet sans connaître les lieux. Ça me ferait vivre un stress dont je n’aurai pas besoin», a mentionné l’ailier rapproché beauceron, qui devenait hier ambassadeur de la clinique du PEPS de l’Université Laval.

C’est à la suite de longues discussions entre l’Association des joueurs, les joueurs eux-mêmes et les directions d’équipes qu’Auclair et plusieurs de ses acolytes renoueront avec l’action dans un contexte qui s’annonce différent.

«Personnellement, je me suis blessé deux fois à Tampa lors des entraînements printaniers. Malgré ces entraînements que j’ai ratés, j’ai ensuite connu de très bons camps d’entraînement. Avant, c’était un peu bordélique, mais avec le nouveau plan, ça va se faire de façon plus intelligente. C’est quand même spécial ces entraînements printaniers parce que c’est sans contact, mais dans mon cas, ce que j’apporte à une équipe, c’est mon jeu physique», a-t-il noté.

Du virtuel à la réalité

Dans les quatre dernières semaines, depuis qu’il a signé son contrat avec les Texans après quatre saisons chez les Buccaneers, Auclair a pu développer un contact minimal avec sa nouvelle organisation.

L’ancien du Rouge et Or a pris part à 16 réunions virtuelles et le voilà prêt pour le grand saut dans l’environnement des Texans.

Les entraînements débuteront lundi et s’étireront par vagues jusqu’au 10 juin. Il a déjà établi de bons liens avec son entraîneur de position, Andy Bischoff, qui a été sur le personnel de Marc Trestman chez les Alouettes lors de deux conquêtes de la coupe Grey.

Il a ensuite suivi Trestman dans la NFL chez les Bears et Ravens.

«Quand j’effectuais mes visites avant le repêchage en 2017, je l’avais rencontré et on était en bons termes. À cette époque, les Ravens avaient de l’intérêt pour moi, donc on se connaît déjà. Il a été au Québec longtemps, donc on parle de plein de choses. C’est cool», s’est réjoui Auclair.

Saine compétition

Comme toujours, Auclair n’aura rien qui lui sera donné chez les Texans.

Il fera partie d’un groupe de sept ailiers rapprochés, dont une recrue, Brevin Jordan, qui a été l’un des cinq choix de l’équipe au dernier repêchage, en cinquième ronde.

«À Tampa, on a été six, sept ou huit ailiers rapprochés au camp. Pour moi, c’est juste normal. Partout dans la NFL, il y a du talent et tu dois être prêt à être en compétition avec tout le monde. Je ne m’attendais pas à autre chose et c’est un défi excitant.»

Toujours proche du Rouge et or

Antony Auclair a peut-être quitté le Rouge et Or au terme de sa carrière universitaire en 2016, mais son alma mater occupe toujours une place de choix dans sa vie.

Au point où l’ailier rapproché des Texans est le nouvel ambassadeur de la clinique du PEPS de l’Université Laval en compagnie de l’espoir olympique en athlétisme, Jean-Simon Desgagnés.

Cette clinique, qui sert la cause d’athlètes d’élite, mais aussi de la population en général, constitue l’établissement médical officiel des 18 équipes sous la bannière du Rouge et Or.

Il était plutôt naturel pour l’Université Laval de se tourner vers deux athlètes qui l’ont fait rayonner et qui continuent de le faire.

«Antony et Jean-Simon sont de grandes fiertés pour la famille du Rouge et Or. Leur association démontre que tout le monde peut bénéficier de l’expertise de la clinique du PEPS : de l’athlète international aux personnes actives de tous les niveaux», a affirmé Julie Dionne, directrice du Service des activités sportives de l’Université Laval.

Un fidèle abonné

Même s’il s’est établi dans la NFL depuis 2017, Auclair continue de passer le plus clair de la saison morte dans la région de Québec et il profite toujours des installations du PEPS.

Il ne s’est donc pas fait tordre un bras quand le moment est venu de servir de porte-parole pour la clinique.

«Avec le Rouge et Or, nous pouvons toujours compter sur un encadrement impeccable. Aujourd’hui, en tant qu’athlète professionnel, je suis toujours aussi fier des services que le programme nous offre.

«C’est une clinique qui gagne à être connue de tous parce qu’il y a beaucoup plus que des services aux athlètes de pointe. Il y a plusieurs services comme des massages ou des séances de yoga dont tout le monde peut bénéficier », a-t-il fait remarquer.

Les installations du PEPS lui auront d’ailleurs permis de se maintenir au sommet de sa forme depuis plusieurs années et le voilà prêt pour son nouveau départ à Houston.

«On va commencer ensemble à construire quelque chose chez les Texans et c’est ce qui va être cool ce printemps.»