Panthers c. Canadiens

Crédit : Martin Chevalier / JdeM

Canadiens de Montréal

Le CH en séries DEVANT public?

Le CH en séries DEVANT public?

Jean-Charles Lajoie

Publié 04 mai
Mis à jour 04 mai

Au moment d’écrire ces lignes, je ne connais rien du résultat du match entre le Canadien et les Maple Leafs de Toronto, lundi soir. Mais ma «calcula-stresse» m’a quand même rassuré sur les probabilités de voir le CH entrer en séries.

Montréal a peiné toute la saison à enfiler deux gains de suite. Mieux vaut tard que jamais. Les victoires contre Winnipeg et Ottawa en 24 heures permettent d’établir à plus de 95 % les chances que le Canadien dispute des matchs au-delà du 20 mai.

Souhaitons maintenant que les hommes de Dominique Ducharme puissent être assurés de leur accession aux séries le 12 mai, quand ils vont disputer leur dernier duel de la saison contre les Oilers d’Edmonton. Les 7 à 10 jours de repos qui suivront seront salutaires. Vingt-quatre matchs en 42 jours, j’insiste. La critique des résultats mitigés de l’équipe demeure justifiée, mais, en relativisant rien qu’un peu les faits, on arrive à nuancer.

C’est ce qui me permet de croire que ce que Marc Bergevin a construit cette saison ne pourra vraiment se révéler qu’en séries. Terminées, les semaines de quatre matchs comprenant souvent deux duels en deux soirs. Terminés, les innombrables voyages d’un océan à l’autre... Terminés, les hasards d’un calendrier insoutenable guidé par une seule motivation : réduire les pertes financières.

Deux déficits comblés

Samedi, le CH est revenu de l’arrière de deux buts pour la deuxième fois en deux jours afin de gagner. Le scénario était extraordinaire. Cole Caufield, à qui La Ronde refuserait l’entrée à ses gros manèges, a inscrit son premier but dans la LNH pour donner la victoire à son équipe. Le «neveu» de ses coéquipiers en a été quitte pour une série d’accolades émouvantes. C’était poétique.

Ne manquait en fait que l’ovation monstre et les cris stridents de cette foule hystérique qui fait toute la force du prestigieux marché de Montréal. Cette foule qui a soutiré une grande émotion à Jonathan Drouin l’an dernier, lors de son entrevue sur la glace, après avoir été choisi comme première étoile, avec Renaud Lavoie, de TVA Sports. Cette foule aimante qu’on ne se rappelle pas dans les passages à vide, mais qui est tellement réconfortante dans les bons moments.

Cette foule qui fait office de septième joueur, qui stigmatise ses favoris en même temps qu’elle paralyse les adversaires. De l’intimidation positive, si c’est encore possible d’admettre le terme «intimidation» pour autre chose que de la dénonciation?

Devant 4000 spectateurs?

Le Québec fait bien face aux variants et la troisième vague de COVID-19. Rien n’est gagné, ça demeure fragile, mais jusqu’ici ça tient. Si le Canadien atteint le deuxième tour des séries, celui-ci serait disputé à partir du 4 juin.

Si à cette date, l’adhésion aux vaccins par la population active atteint le plateau des 70 %, et sous réserve de montrer une preuve d’inoculation, est-ce que, sur approbation de la Santé publique, le gouvernement du Québec ne pourrait pas se servir du Centre Bell afin d’effectuer un premier test d’immunité collective et de passeport vaccinal?

Mettons, en permettant à 4000 spectateurs d’assister aux matchs du CH? Considérant l’amour du premier ministre Legault pour le hockey, j’aime y croire.