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Crédit : Photo d’archives

Alouettes de Montréal

Le casse-tête de Maciocia

Publié | Mis à jour

Les Alouettes finiront de payer la lourde facture qui a accompagné la venue du quart Johnny Manziel en 2018, mardi soir, à l’occasion du repêchage de la Ligue canadienne de football. Ils seront privés d’une sélection de première ronde pour une deuxième année de suite.

C’est le directeur général Danny Maciocia et son équipe de recruteurs qui doivent composer avec cette situation qui a été créée par Kavis Reed à l’époque.

De plus, Maciocia doit composer avec une situation qui est une conséquence directe de la pandémie. Les joueurs canadiens, qui n’ont pas évolué dans la NCAA en 2020, ont été recrutés avec des vidéos de leurs performances de... 2019. De plus, l’encan de sélection compte seulement six tours cette année.

«C’est un repêchage un peu compliqué. C’est un casse-tête dans le sens que les joueurs sélectionnés l’an dernier n’ont pas pris part à un camp d’entraînement», a indiqué l’homme de football des Alouettes, lors d’un point de presse virtuel, lundi

«On parle de deux cuvées différentes qui participeront au même camp en sachant qu’il sera impossible de garder tout ce monde-là sur notre alignement à Montréal.»

Cette réalité pourrait forcer les équipes de la LCF à sélectionner des joueurs qui pourraient disputer une cinquième année universitaire en 2021.

«Est-ce que tu sélectionnes des joueurs qui peuvent participer au camp 2021 ou en fonction de ton avenir ? Ça fait partie de nos discussions que nous avons à l’interne depuis quelques jours», a souligné Maciocia.

Un dilemme

L’équipe de recrutement des Alouettes a fait ses devoirs dans les dernières semaines. Le constat qui en ressort ? La cuvée 2022 des joueurs canadiens, évoluant avec une université américaine, est prometteuse.

«Est-ce qu’on est prêts à s’investir avec eux alors qu’on les verra seulement en 2022 ? De plus, est-ce que nous sommes assurés qu’ils ne seront pas repêchés dans la NFL ? On n’a pas eu le choix d’appeler nos contacts dans les équipes pour connaître leurs opinions sur certains joueurs.»

«Plusieurs facteurs seront à considérer avant de sélectionner ce type de joueurs.»

Le Québécois en sera à son deuxième repêchage à la tête des opérations football des Alouettes. Toutefois, il n’a pas encore été en mesure de voir les fruits de son labeur avec son équipe de recrutement.

Mardi soir, les Alouettes parleront une seule fois lors des 26 premières sélections de l’encan. Ils auront le 10e choix au total. À quoi peut-on s’attendre de leur part ?

Encore des Québécois?

Il ne faudrait pas se surprendre de voir encore Maciocia piger dans la cour des Carabins. Son responsable du recrutement canadien, Byron Archambault, et lui connaissent très bien les joueurs de l’Université de Montréal qui sont admissibles au repêchage.

L’an dernier, Maciocia avait jeté son dévolu sur le demi de sûreté Marc-Antoine Dequoy, qui venait de signer un contrat avec les Packers de Green Bay, dans la NFL.

On pourrait assister au même scénario, mais avec le joueur de ligne offensive Pier-Olivier Lestage. Ce dernier vient de parapher une entente avec les Seahawks de Seattle comme joueur autonome.

Par contre, Maciocia ne sait pas s’il sera encore disponible au moment de parler.

«C’est la question que je me pose aujourd’hui et que je vais me poser durant le repêchage, a souligné Maciocia. Il pourrait partir très tôt, mais je ne peux pas répondre pour les autres formations.»