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LNH

Connor McDavid n'est toujours pas au sommet

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Aussi traumatisant que cela puisse paraître aux yeux de ses rivaux sur la patinoire, Connor McDavid n’a pas terminé sa progression dans la Ligue nationale de hockey (LNH), même s’il continue d’accumuler les points régulièrement.

C’est du moins l’opinion de l’ancien directeur général des Otters d’Érié, Sherry Bassin, qui a repêché l’attaquant dans la Ligue junior de l’Ontario.

À 24 ans, le numéro 97 des Oilers d'Edmonton arrive à ses meilleures années de hockeyeur aux dires de celui s’étant lié d’amitié avec lui. Pourtant, les succès du premier choix de l’encan de la LNH en 2015 sont déjà bien documentés. Il se dirige allègrement vers le troisième trophée Art-Ross de sa carrière et compte aussi dans sa maison le trophée Hart.

«Lorsqu’il avait 20 ans, j’avais accordé une entrevue en disant : attendez de voir quand il aura 24 ans. Regardez jusqu’au jour où il sera vraiment un homme. À partir de là, attention, a mentionné Bassin au quotidien Toronto Sun. Il travaille tellement fort sur son jeu. C’est une question de volonté. Tout le monde parle du désir de gagner. Ici, je parle du désir de se préparer à gagner. Il est comme un chirurgien qui passe 16 heures par jour à l’hôpital. Nous voyons seulement le début.»

Ayant travaillé aux côtés du joueur surdoué dans les dernières années, Matt Nichol, un ancien responsable du conditionnement physique chez les Maple Leafs de Toronto, corrobore les propos de Bassin.

«Il est probablement à quelques années d’atteindre son sommet, ce qui est franchement épeurant. Les niveaux maximaux de force, lorsque les gars en question sont à leur meilleur et qu’ils ne sont pas associés au hockey, ne sont pas ainsi chez les hommes à la mi-vingtaine. Donc, il a encore beaucoup de chemin à parcourir. Pour ce qui est de la vitesse, il en a toujours un peu à gagner. C’est vraiment du gros potentiel.»

Capable de se mesurer à Weber

Pour appuyer ses arguments, Nichol insiste sur la force physique de McDavid, qui est capable de distribuer sa bonne part de mises en échec, peu importe l’opposant.

«Il est exceptionnellement fort. Les gens évoquent tout le temps sa vitesse, ce qu’ils devraient faire car elle est incroyable, mais il y a peu de personnes réalisant que sa puissance est une partie fondamentale de sa rapidité et qu’elle rend possible celle-ci, a-t-il expliqué. Connor n’est pas un gars aux gros muscles, mais il ajoute des niveaux formidables de force à son poids. Il peut soulever une barre d’haltérophilie [NDLR : en anglais, une "Trap Bar Deadlift"] de plus de 500 lb. Pour n’importe qui, c’est très bon, mais pour un gars pesant un peu moins de 200 lb, c’est encore plus impressionnant que si son poids était de 225 lb.»

Sur la glace, cette force permet à McDavid de tenir son bout face aux joueurs les plus forts physiquement. «Il peut désormais frapper Shea Weber et il sera correct», a estimé Nichol.