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Baseball

L’heure de vérité pour les Capitales et les Aigles

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Les Capitales de Québec et les Aigles de Trois-Rivières sauront, mercredi, à quoi ressemblera la saison de la Ligue Frontier, si évidemment celle-ci a bel et bien lieu pour ces deux formations de baseball de la Belle Province.

Un scénario particulièrement intéressant a été étudié au cours de la dernière semaine.

Les équipes québécoises, tout comme les Titans d’Ottawa, pourraient faire un camp d’entraînement aux États-Unis et jouer au sud de la frontière jusqu’au 1er juillet. Un calendrier viendrait ensuite compenser avec davantage de matchs locaux pour ces mêmes clubs jusqu’à la mi-septembre.

«Ce serait un scénario idéal, a qualifié Michel Laplante, président des Capitales de Québec, qui a servi de représentant pour les clubs canadiens, la semaine dernière, lors d’une réunion de ligue tenue à Orlando, en Floride. On aurait les plus belles journées de l’été et on aurait une quarantaine de matchs ici entre le 1er juillet et le 15 septembre.»

Les autres scénarios sont beaucoup moins séduisants, voire improbables. L’option de disputer la saison normalement, à partir de la fin mai à Québec et à Trois-Rivières, est «pratiquement impossible», a tranché Laplante.

«Juste le fait d’amener des joueurs pour qu’ils traversent les douanes et qu’ils fassent leur quarantaine, on voit que cette option-là s’en va», a mentionné celui qui doit lui-même être confiné ces jours-ci à la suite de son voyage en Floride.

Autre scénario: tous les matchs auraient lieu aux États-Unis, mais ceci entraînerait des pertes financières considérables. Finalement, les Capitales et les Aigles pourraient simplement devoir faire l’impasse sur la saison.

«C’est une décision très difficile, a reconnu Laplante. D’annuler la saison maintenant et imaginer que nous serions vraiment tous vaccinés le 24 juin et que les douanes ouvriraient le 1er juillet, ce serait tellement désolant. On aurait un stade vide en juillet, août et septembre alors qu’on aurait pu mettre du monde dedans.»

Un gérant prêt à s’engager

À la suite d’une discussion tenue avec le gérant des Capitales Patrick Scalabrini mardi, il est permis de croire qu’une campagne pourrait toujours avoir lieu, cet été.

«Évidemment, chaque scénario sur la table vient avec un peu de négatif, a-t-il dit. Mais dans mon cas, on a pris une décision en famille et on est prêt à aller de l’avant, peu importe ce qui est décidé.»

Père de deux jeunes enfants, Scalabrini pourrait ainsi devoir faire des sacrifices au niveau familial si les Capitales devaient jouer aux États-Unis jusqu’au 1er juillet.

«Ma femme sait que c’est très important pour moi, a-t-il confié, avec émotion. C’est mon gagne-pain.»

Le gérant n’ose pas imaginer l’annulation complète d’une deuxième saison consécutive pour les Capitales.

«Je dors très mal depuis un bout, a repris l’homme de 44 ans. Il y a des joueurs que j’ai convaincus de venir à Québec et je ne me vois vraiment pas leur dire que la saison est annulée.»

Devant les différents constats, il ne serait pas surprenant qu’un premier calendrier équilibré soit annoncé avec des matchs disputés exclusivement aux États-Unis jusqu’au 1er juillet. C’est ensuite à l’approche de cette date que les Capitales, les Aigles et les Titans pourraient savoir s’ils profitent du «scénario idéal» ou s’ils rangent gants et bâtons pour le reste de la saison.