Canadiens de Montréal

CH: «on l'a échappé! [...] Je suis assommé!»

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La transaction envoyant Anthony Mantha à Washington en retour de Jakub Vrana, Richard Panik, un choix de premier tour en 2021 et un choix de deuxième tour en 2022 a mis, lundi, l’analyste Michel Bergeron dans tous ses états.

À l’occasion d’une apparition lors de notre émission spéciale présentée dans le cadre de la date limite des transactions dans la Ligue nationale de hockey (LNH), «Bergie» n’a pas mâché ses mots lorsque lancé sur l’échange impliquant le Québécois. 

Voyez la séquence complète dans la vidéo ci-dessus.   

«Je l’aurais tellement pris à Montréal», a-t-il d’abord clamé. 

«Vous auriez dû me voir quand j’ai appris la transaction. J’en ai perdu mon veston, ma cravate et j’ai laissé échapper quelques mauvais mots...»

Bergeron y est ensuite allé d’une déclaration fracassante concernant le nouvel attaquant des Capitals. 

«Honnêtement, je regarde la formation des Canadiens, et il n’y a aucun joueur que je n’aurais pas donné pour obtenir Mantha. AUCUN! M’entendez-vous? AUCUN! 

«Il a 26 ans, c’est un marqueur naturel et il peut jouer à gauche ou à droite. À Washington, il sera excellent. Si je me trompe, ce sera la dernière fois que je parle en ondes. Je le voyais tellement avec le CH...»

Fort prix   

Questionné par l’animateur Louis Jean sur le prix assez élevé payé par les Capitals pour obtenir Mantha, le coloré analyste s'est montré très clair. 

«Je m’en fous complètement!», a-t-il rétorqué sans retenue. 

«Maintenant, imaginez les Capitals et leur avantage numérique. Ovechkin sur le flanc gauche, Mantha sur le flanc droit... Deux tireurs incroyables pour des lancers sur réception! J’aurais tellement aimé qu’on puisse avoir un véritable franc-tireur québécois de ce type à Montréal. Mantha aurait assuré 10 ans de succès aux Canadiens, notamment sur l’avantage numérique. Anthony Mantha, c’est un cheval! 

«Je sais que Marc Bergevin a tenté d’améliorer son club récemment, mais je suis persuadé qu'on l'a échappé sur ce coup-là. L’avenir nous le dira.»

Bergeron a conclu là-dessus : 

«Quand des Québécois comme Mantha ou Huberdeau sont disponibles, tu ne peux pas les laisser passer. Ce sont des Québécois et surtout, ce sont aussi de grands marqueurs. Je suis assommé.»