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François Paquet

Cinq gérants sur un siège éjectable

Cinq gérants sur un siège éjectable

François Paquet

Publié 11 avril
Mis à jour 11 avril

Certains gérants seront victimes de la pression de gagner alors que d’autres ne survivront pas à un début de saison difficile. 

Voici cinq candidats qui pourraient perdre leurs emplois dans les prochains mois:

Aaron Boone – Yankees de New York (4e saison)

Le gérant des Yankees n’a pas fait du mauvais boulot depuis son arrivée à New York. Cependant, les Bombardiers du Bronx n’ont jamais réussi à gagner le gros match ni atteindre la Série Mondiale sous les ordres de Boone. À la défense du gérant, les blessures ont miné les Yankees dans les dernières années et rarement il a été en mesure de mettre sa vraie équipe sur le terrain. Mais les partisans des Yankees veulent voir l’équipe performer, peu importe qui est sur le terrain.

Et la saison 2021 ne devrait pas faire exception pour les Yankees, puisque leur succès passera par l’état de santé de Corey Kluber et Jameson Taillon. Si ces deux partants ne restent pas en santé, les Yankees auront de sérieux problèmes sur la butte. 

Comme les Jays ne sont pas encore à pleine maturité et que les Rays ont perdu quelques plumes cet hiver, les partisans et l’organisation s’attendent à remporter au moins le championnat de la division Est. Sinon, quelqu'un payera le prix et ce sera fort probablement Aaron Boone qui sera sacrifié.

Scott Servais – Mariners de Seattle (6e saison)

Mine de rien, Scott Servais en est à une 6e saison comme gérant des Mariners et jusqu’ici, il n’a pas connu beaucoup de succès. Mais à la défense de ce dernier, les Mariners n’ont pas eu une équipe compétitive depuis quelques années.

Cependant, les Mariners arrivent bientôt à la croisée des chemins. Quelques jeunes ont pris leur place dans la formation, dont les voltigeurs Tyler Trammell et Kyle Lewis, qui a été nommé recrue de l’année en 2020 dans la Ligue Américaine. Plusieurs autres jeunes devraient s’amener avec l’équipe bientôt, dont Jared Kelenic, acquis des Mets dans la transaction impliquant Robinson Cano et Edwin Diaz. Et avec quelques espoirs de premier plan comme Julio Rodriguez et Logan Gilbert qui cognent à la porte, la mission du gérant ne sera plus de développer des joueurs, mais bien de gagner!

Bob Melvin – A’s d’Oakland (11e saison)

Bob Melvin dirige les A’s d’Oakland depuis plus de 10 ans. Il est très respecté par ses joueurs et dans la ligue. Mais, même s’il a eu beaucoup de succès en saison régulière avec une équipe à petit budget, le dossier de Melvin a une énorme tache noire : 7-13, sa fiche en séries éliminatoires avec Oakland. Sous sa gouverne, les A’s ont été pitoyables lors des matchs importants.

Les A’s ont perdu quelques bons joueurs durant la saison morte, dont leur releveur numéro un Liam Hendricks et leur joueur d’inter Marcus Semien. Mais perdre des joueurs n’a jamais vraiment été un problème pour les A’s dans les dernières années et le discours semble être le même cette année.

Le problème pour Bob Melvin, c’est que le début de saison horrible de son équipe pourrait avoir des répercussions. Et comme les A’s n’ont pas le budget pour faire des miracles, c’est peut-être le gérant qui va écoper à un certain moment donné.

Bud Black – Rockies du Colorado (5e saison)

Le problème pour le gérant des Rockies, c’est que même après l’échange de Nolan Arenado aux Cards, le propriétaire de l’équipe semble penser que son équipe est toujours compétitive. Dans une division où les Dodgers et les Padres semblent vraiment être dans une classe à part, il serait surprenant que les Rockies puissent finir mieux que troisième dans la division.

Avec un personnel de lanceurs très chancelants et quelques dossiers chauds à régler, les heures de Bud Black pourraient être comptées comme gérant de l’équipe. Et si les Rockies devaient aussi échanger Trevor Story (ce qui est fort probable, puisqu’il sera agent libre), il est possible que la reconstruction complète de l’équipe passe par un nouveau gérant plus jeune et plus près de ses joueurs.

Don Mattingly – Marlins de Miami (6e saison)

En 2019, alors que son poste semblait en danger, les Marlins ont donné à Don Mattingly, une prolongation de contrat de 2 ans. Depuis, l’équipe a fait des pas de géants, se permettant même de battre les Cubs au premier tour des séries.

Maintenant que l’équipe semble avoir pris de la maturité, les attentes sont beaucoup plus élevées pour les jeunes Marlins. Leur rotation de jeunes partants est spectaculaire, mais il y a un gros manque de profondeur au niveau de l’attaque et de la relève. Alors, il est fort possible que les faiblesses des Marlins soient beaucoup plus apparentes durant une saison de 162 matchs, que durant la saison écourtée.

Et ce qui pourrait jouer contre Mattingly, ce serait possiblement un mauvais début de saison de sa jeune équipe et c’est malheureusement ce qui est en train de se passer. Et dans une division où les toutes les équipes ont la chance de gagner le championnat, la pente risque d’être trop abrupte pour des Marlins inexpérimentés.