Crédit : Photo Martin Chevalier

Canadiens de Montréal

Drouin veut redonner à la communauté

Charles Laverdière

Publié | Mis à jour

Depuis ses débuts dans la Ligue nationale de hockey, entouré par plusieurs mentors avec le Lightning de Tampa Bay, Jonathan Drouin a voulu redonner à sa communauté, chose qu’il essaie d’accomplir régulièrement.

En entrevue avec Louis Jean au Club des 10 de la Fondation du CHUM, dimanche, l’attaquant du Canadien de Montréal explique qu’il a rapidement accepté l’offre du président de la fondation, Marc Tremblay, et de l’ancien du Tricolore Serge Savard quand ils l’ont approché pour devenir ambassadeur, il y a quelques années.

«Quand monsieur Serge Savard vient te voir, il vient t’embarquer dans des choses comme ça, c’est dur de dire non. C’est tellement un grand monsieur, de dire le numéro 92 du CH. Ça l’a été facile pour moi de dire oui et de m’impliquer dans une aussi belle fondation.»

«J’ai toujours parlé d’un grand exemple à Tampa Bay, c’était Ryan Callahan. Il donnait de son temps, il donnait beaucoup d’argent à des fondations, il m’amenait certains soirs après les matchs, allez voir les enfants et je me suis tout le temps dit que j’aimerais ça faire ça aussi.»

Drouin était le quatrième de dix invités à participer à cette séance en direct afin de soutenir le Fonds Guy Lafleur et la recherche sur le cancer. Le Québécois de 26 ans voue une grande admiration et beaucoup de respect envers Lafleur.

«Guy Lafleur, c’est une personne si reconnue dans le monde du hockey et pas juste le hockey. Tu vois tous les messages dans les derniers mois, Mario Lemieux, Wayne Gretzky, Luc Robitaille, Raymond Bourque, c’est des gros noms et tu vois comment Guy était respecté et il l’est encore. Tout le monde veut que Guy soit en meilleure forme, en meilleure santé. Tu vois le support de tous les gens. Tout le monde veut embarquer et aider Guy Lafleur.»

«Guy, on est tous avec toi, a lancé Drouin à l’endroit de Lafleur. Tu as tout le temps été là pour moi. Tu m’a tout le temps aidé, tu étais tout le temps là dans les événements que j’ai fait, que ce soit avec le CHUM ou pour moi-même. On est là pour toi parce que tu l’as toujours été pour nous. Lâche pas on est vraiment là.»

Retourner en finale de la coupe Stanley

Drouin a profité de son passage au Club des 10 pour se remémorer certains de ses plus beaux souvenirs depuis son arrivée dans la Ligue nationale de hockey. Il a d’ailleurs vécu une situation que seul une poignée de privilégiés ont la chance de vivre à chaque année.

«Encore aujourd’hui je dirais peut-être ma première année. J’ai été en finale de la coupe Stanley avec Tampa. J’étais "in and out" de la formation, mais juste de vivre ça à ma première année et de pouvoir regarder les vétérans, de dire l’attaquant.

«Je me rappelle encore aujourd’hui et j’en reparle, j’ai vu un gars comme Brendan Morrow, un vétéran de 15 à 20 années. Tu le voyais comment ça l’a fait mal perdre cette finale de la coupe Stanley. Quand t’es jeune, t’es un peu naïf, tu penses que tu vas y retourner, mais encore aujourd’hui je n’y suis pas retourné. C’est quelque chose que j’ai réalisé, c’est dur de se rendre à la finale de la coupe Stanley.»

Le Québécois aimerait d’ailleurs ramener le précieux trophée dans sa province natale, lui qui a admis encore avoir des papillons dans le ventre chaque fois qu’il saute sur la patinoire du Centre Bell.

«On est bien bâti. Depuis que je suis arrivé Montréal je pense que c’est l’année où on a le plus de [talent].»